La douleur et le bonheur inextricablement mêlés, la douleur d’être femme, ouverte, offerte à toutes les invasions de l’homme, qui même bon, la force, inévitablement. Musicienne, électroacousticienne, chanteuse, Annabelle Playe, auteure dramatique, use de la langue comme d’un instrument, et porte une parole forte et poétique à la fois.
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Solo pour voix de femme sur un texte et une musique électroacoustique
écrit, composé et interprété par Annabelle Playe
Mise en scène, scénographie et création lumières : Ludovic Longelin
Spatialisation et régie sons : Frédéric Fourny
Collaboration artistique et recherche : Evelyne Bachoc
Crédit photo : Christophe Didry
Ligne est paru chez Alna Editeur en 2011
"Uniquement deux images, deux présentations du corps au public.
La première est celle du corps extrait de la nuit, debout, en marche, en appel, en adresse à tout ce qui, en nous, convoque l‘innommé. C’est la femme accouchée de la terre offrant sa bouche à notre humanité.
La seconde est celle du corps quotidien, reconnu, reconnaissable, citadin, assis, en confidence, nous livrant le drame ordinaire.
Cependant, dans le final, ces deux images n’en formeront plus qu’une lorsque la femme reconnue retrouvera dans la matière de la nuit son corps premier. Le mot devient le chant de toutes, l’appel originel tandis que le corps unique féconde l’obscurité.
Resserrer au seul corps afin de percevoir au plus fin les chemins intimes de la parole."
Ludovic Longelin
"La scène des Trois Raisins accueille Annabelle Playe et son spectacle intitulé « Ligne » le temps de goûter à la magie de cette soprano « coupable » d’un texte intime et bouleversant.
Soprano, électroacousticienne, écrivain : Annabelle Playe est une artiste « arc-en-ciel ». Elle apprivoise les émotions les plus fragiles de l’arc éphémère de l’existence, elle en ressent l’impalpable contour et ravit à la nuance des couleurs de sa langue. Puisque l’auteur, le compositeur et l’interprète incarnent une seule et même personne, « Ligne » est un acte de création pur. La voix, la musique et le texte mêlent leurs essences pour ne former qu’un seul et unique corps palpitant."
Carole EON-GROSLIER - La Montagne / Clermont-Métropole - Février 2012
ANNABELLE PLAYE
Compositrice, électronique live
Artiste pluridisciplinaire, elle explore le son, la voix, la vidéo et l’écriture selon les projets qu’elle mène.
Annabelle Playe se forme au chant lyrique à l’École de Musique de Pantin et à la composition musicale auprès de Sergio Ortega. En tant que soprane, elle a longtemps interprété le répertoire vocal contemporain, y compris pour le jeune public. Elle crée ses premières pièces de musique mixte et électroacoustique dans les années 2000.
Depuis une dizaine d’années, elle développe un travail de composition oscillant de l’expérimental à l’électronique à partir d’une lutherie électronique (synthétiseurs et modulaires) : solos, pièces audiovisuelles et formes hybrides dans lesquelles la musique est toujours au cœur de la dramaturgie. Ses créations proposent au public une expérience sensible des thématiques qu’elle aborde. Sa recherche compositionnelle s’articule autour du timbre, de la physicalité du son avec une attention particulière à la structure musicale. Engagée dans la visibilité des femmes dans la musique, elle s’empare des questions civilisationnelles d’aujourd’hui à travers des récits de « science-fiction » ou des pièces aux univers singuliers et puissants.
En live, elle se produit avec un dispositif d’instruments électroniques. Le GRM « Alla Breve », Radio France, Issue Project Room (NY) et les ensembles Hanatsu, Links et ARTéfact lui passent des commandes musicales.
De 2018 à 2020, elle est compositrice associée aux Scènes Croisées de Lozère dans le cadre du dispositif DGCA-SACEM. En 2018 et 2021, elle est lauréate du fonds SACD « Musique de Scène ». En 2019, elle reçoit le Prix « Nouveau Talent Musique » SACD, se produit au « Vive le Sujet ! » du 73ème Festival d’Avignon, est sélectionnée par la Face Foundation pour une tournée aux États-Unis avec sa pièce « Geyser » et Ad Astra à New-York.
Elle est lauréate de nombreux dispositifs (Diaphonique, Biennale Chroniques, DGCA-SACEM, Fonds SACD Musiques de scène). Le GRM, Radio France, Issue Project Room à NY lui commandent des pièces. Parallèlement, elle compose pour le théâtre et la danse. Elle se produit en France et à l’étranger dans de nombreux Festivals (Mutek Mexico, LEV Matadero, Biennale Némo, Sonica Glasgow, Vidéoformes, Le 104, etc.). Elle est compositrice associée à l’Opéra Orchestre National de Montpellier jusqu’en 2027. Elle sera compositrice associée au Cube Garges dans le cadre DGCA-SACEM de 2026 à 2028.
En 2010, elle fonde AnA Compagnie dont les projets singuliers mêlent musiques électroniques, vidéo, arts numériques, écritures théâtrales et poétiques.
Ses albums « Matrice », « Vaisseaux » et « Geyser » sont publiés par le Label DAC records. Elle chante dans « Miroir des ondes » chez Ayler/Orkhêstra de Michel Blanc. Par ailleurs, elle est l’autrice de deux monologues : « Ligne » et « Mater » (Alna éditeur).
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Her music is oscillating between electroacoustic, drone, and noise. She focuses on the physicality of sound and on timbre, with an emphasis on musical structure. Her live setup is made of electronic instruments. She performs in France and abroad. Her albums “Matrice” (2012), “Vaisseaux” (2014) and “Geyser” (2019) were published under the label DAC Records.
From 2018 to 2020, she was an associate composer with Scènes Croisées de Lozère through the DGCA-SACEM Platform. She was awarded the SACD prize “Musique de Scène”. She received the SACD New Talent Music Award 2019. She performed at “Vive le Sujet !” for the 73rd Avignon Festival. Annabelle Playe & Alexandra Radulescu are award winners in the Audiovisual Performance Category at the Biennale Chroniques 2020. Annabelle Playe & Harry Gorski-Brown are award winners of Diaphonic 2022 / Cryptic - Sonica. The GRM, Radio France, Issue Project Room (NY), and Hanatsu, Links, ARTéfact commissions her music. She is associate composer at the Montpellier Opera House until 2027.
« Confession » : terme polysémique que chacun peut vêtir de ses propres oripeaux.
Aveu religieux de ses fautes, affirmation littéraire de ce que l’on croit. « Farridantz » va en permanence de l’un à l’autre sens.
Au début était le Verbe qui ne sut, comme tout ce qui échoit à l’Homme, éviter « l’interprétation ». Alors, naturellement, vint le théâtre.
Egalement comédien et metteur en scène, Ludovic Longelin, auteur d’une douzaine de pièces, « convoque » le public au bout du monde, de lui-même, tout au bord du néant pour que là, puisse enfin, paradoxalement, renaître l’espoir.
Victorine, domestique chez un riche industriel du siècle dernier, accepte qu’il lui dicte tout de sa conduite et aille jusqu’à changer son nom.
Mais elle va inopinément jouer un drôle de Pygmalion : elle dépasse en un seul geste criminel toute la science de son maître dans l’art de la cruauté et de la dépersonnalisation.
Egalement comédien, metteur en scène, responsable de la programmation théâtrale de Boulogne-sur-Mer, Ludovic Longelin examine et interroge dans son œuvre dramatique (« … alias le bonheur, alna éditeur 2008 ; « Farridantz », alna éditeur, 2009, entre autres) les rouages de l’âme humaine.
Quatre personnages en quête de bonheur.
Ils ne savent trop ce dont il s’agit exactement, mais ce doit être autre chose que leur désespoir sans grandeur.
Le père et la mère ne sont qu’une parodie de parents. Les deux filles se décideront à tuer le père, en un meurtre pas uniquement symbolique.
Egalement comédien et metteur en scène, Ludovic Longelin est l’auteur d’une douzaine de pièces. « … alias le bonheur » est créé à La Cartoucherie de Vincennes en septembre 2008 dans le cadre du festival « Un automne à tisser ».
Des personnages hésitants, qui ont du mal à exprimer ce qu’ils ont à dire, laissant leurs phrases en suspens, ou bien, au contraire, polémiquant sur des points dénués de tout intérêt, de tout enjeu.
C’est qu’ils ont une grave décision à prendre ?
Ils l’assurent : nous ferons ce que nous avons à faire...
Quintette pour une danseuse et quatre musiciens. Avec Armelle Choquard, chorégraphe et danseuse, Gérad Siracusa, percussions, Babara Titeux, flûte, Yohann Vély, vibraphone, Annabelle Playe, électroacoutique et voix.
Production : Ubris Studio
Drapée d’un linge immaculé, Annabelle Playe dessine ses courbes sculpturales. Dans la salle, la lumière ambrée pigmente le mystère tout en baignant l’atmosphère de nuances éruptives. Puis, pas à pas, geste à geste, la comédienne se délivre de son cocon, tel le papillon échappé de sa chrysalide.
Témoin de cette naissance accouchée dans la matrice d’un théâtre battant de vives pulsations, le spectateur assiste à l’éclosion de la femme.
Surgit de la terre nourricière et de son étreinte minérale et charnelle, Annabelle Playe convie les origines du monde, les mémoires de ses ancêtres, celles de l’humanité toute entière.
La messagère au regard étincelant d’émeraude souffle l’énigme de la vie jusqu’aux portes de la mort et de l’éternité. Et, lorsque la voix poétique de la prophétie s’épuise, la musique prend alors la parole. Les yeux clos dans l’obscurité, l’auditoire assailli de sons et de vibrations acoustiques reçoit la trame d’un univers semblant se bâtir devant ses paupières.
C’est alors qu’Annabelle Playe réapparaît. Assise sous le halo d’une lumière bleutée aux effluves chirurgicales, c’est la femme mortelle et citadine qui fait face au public. A la force de son verbe charnel et lyrique, Annabelle Playe emporte le cœur. Tel l’archéologue, l’interprète déterre les squelettes enfouis, tripote la chair, la modèle, la détaille, la dépèce pour en faire surgir l’essence.
Chaque parcelle de peau livre alors son témoignage. La bouche condamne le crime, la morsure de la dent brancit sa barbarie, la caresse trahit la volupté de l’intimité.
Déchirer la peau pour révéler l’âme
Magistrale, Annabelle Playe déchire la peau pour en révéler l’âme. Elle ouvre le barrage tumultueux de cette terre de contraste qu’incarne l’existence, libérant le torrent du bien et du mal, la lutte du jour et de la nuit, le magma de l’amour et de la haine.
Le chant final de « Ligne » est l’ultime don de cette artiste d’exception. A la virtuosité de ses mots, de sa voix et de sa musique, Annabelle Playe submerge les rivages de nos émotions…
Carole EON-GROSLIER LA MONTAGNE CLERMONT-METROPOLE
Jeudi 9 février 2012
Soprano, électroacousticienne, écrivain : Annabelle Playe est une artiste « arc-en-ciel ». Elle apprivoise les émotions les plus fragiles de l’arc éphémère de l’existence, elle en ressent l’impalpable contour et ravit à la nuance des couleurs de sa langue. Puisque l’auteur, le compositeur et l’interprète incarnent une seule et même personne, « Ligne » est un acte de création pur. La voix, la musique et le texte mêlent leurs essences pour ne former qu’un seul et unique corps palpitant.
Une expérience rare et très originale
Pour Annabelle Playe, « la musique est la peau du texte, elle vient là où la parole s’épuise. Tel un élément organique, elle bat comme le cœur. Elle peut être nerveuse ou capable de délivrance ». Assailli de perceptions sensuelles, sensorielles et sensitives, le spectateur reçoit le présent de ses sens éveillés un à un. Annabelle Playe, seule en scène, livre son histoire. En équilibriste mouvante sur sa « Ligne », elle avance au cœur de sa mémoire de femme, délivrant sa pudeur, ses passions et ses déchirures. Au centre de cette réminiscence, un homme attend. Refusant son destin, cette femme franchit la « Ligne » et embrasse l’irréparable. Le chant tente alors d’exorciser l’indicible, les mots se bousculent pour essayer de soulager l’irrémédiable. L’atmosphère enlace, fiévreuse et contagieuse. Mais soudain, lorsque le metteur en scène (Ludovic Longelin) convoque l’humanité toute entière, le voyage intérieur se sertit de sérénité. L’histoire surgit : celles de toutes les femmes, celle d’un corps accouché de la terre et de ses forces immémoriales. Emue, Annabelle Playe dévoile : « je porte un manteau de vies. Celles qui sont, qui ont été et celles qui peuvent être. L’enjeu c’est d’avoir un corps assez vaste, assez solide pour contenir cela ». Expérience rare et originale, « Ligne » est une chance unique pour qui en accepte l’étreinte…
Carole EON-GROSLIER LA MONTAGNE CLERMONT-METROPOLE Mardi 7 février 2012
Seule sur scène, Annabelle Playe convoque les forces du monde puis raconte un moment de vie d’une femme qui l’amène à dévoiler sa part d’intime.
Ce monologue écrit par elle est un parcours de femme à un moment donné dans une ville. "Il y a dans ce texte un rapport du féminin au masculin dans l’amour, la confrontation, la nudité, la violence et la sexualité" explique Ludovic Longelin, metteur en scène du spectacle.
Le coeur de "Ligne", une rencontre entre cette femme et un homme, va déclencher quelque chose "venant de la nuit des temps". La femme est dépassée par une mémoire archaïque, instinctive, fiévreuse.
Une expérience originale
Le texte est accompagné par une composition électroacoustique d’Annabelle Playe, déversée par 8 hauts parleurs répartis dans la salle.
Grâce à cette musique spacialisée par les soins de Frédéric Fourny, régisseur, qui a "réalisé un remarquable et énorme travail", le public est comme traversé, enveloppé par le son. Une expérience originale à vivre.
Emmanuelle Dupeux - La Voix du Nord - Décembre 2009
MATRICE - D’AUTRES CORDES 2012
Annabelle Playe est soprano (collectif Glossophonie(s) et interprète Berio, Cage, Aperghis, etc, mais aussi de la musique de la Renaissance. Elle crée également sa propre musique pour le théâtre ou la vidéo. Ici, la voix joue un rôle mineur, quelques mots chuchotés parlés ou seulement brièvement vocalisés et parfois qui se dissout rapidement dans leurs composants. Sinon dominée par l’action painting ou le ping-pong avec le bruit et les particules de bruit. Représentation de rares cloches, motos sur la piste, les grenouilles, grillons, insectes, mouettes criardes, à peine reconnus, même atomisés. La nature est juste comme les risques de la molécule quotidienne dissoute dans l’abstraction, dans le stress, en alarme, jeux vidéos, mais aussi sublime avec des passages oniriques. Comment ici le moule de la forme s’émancipe et se libère ...
MATRICE - D’AUTRES CORDES 2012
Anders als Skandinavierinnen oder auch ihre Cousinen in Quebec scheinen Französinnen ein eher geziertes Verhältnis zur Kakophonie zu haben. Von ANNABELLE PLAYE kann man das allerdings nicht sagen. Bei Matrice (dac 2011) kracht, furzt, tuckert, jault, sirrt, pocht und zwitschert es aus allen Ritzen ihrer Matrizen. Oder soll ich bei ’matrice’ an Gebärmutter denken ? Playe ist gelernte Komponistin und Sopranistin, im Vokalduo Glossophonie(s) z. B. singt, ach was, performt sie in schicken Inszenierungen Berio, Cage, Aperghis etc., aber auch Renaissancemusik, und daneben macht sie eigene Musiken für Theater oder Videos. Hier spielt die Stimme aber kaum eine Rolle, ein paar gesprochene oder geflüsterte Worte nur und kurz mal Vokalisation, die sich schnell in ihre Bestandteile auflöst. Ansonsten dominiert Action Painting oder Pingpong mit Klang- und Geräuschpartikeln. Gegenständliches ist selten - Glocken, Motorräder auf der Rennbahn, Frösche, Grillen, Insekten, schrille Möven, kaum erkannt, schon zerstäubt. Die Natur ist ebenso molekularisiert wie der Alltag, aufgelöst in Abstraktion, in Stress, in Alarm, Videospielgeballer, aber auch in sublime, träumerische Passagen. Was ist hier Gussform, was das Geformte, aus der Form Befreite ?
ANNABELLE Playe - MATRICE (CD par D’autres Cordes)
Elle utilise des sons électroniques, de synthétiseurs et d’ordinateur portable – enfin, je n’en suis pas sûr, très peu de choses sont mentionnées sur la couverture - et a un son un peu dur. Je ne serais pas surpris d’apprendre qu’elle utilise beaucoup de synthétiseurs actuels disponibles (monotron, etc.) pour créer un son angulaire. Quatorze morceaux, allant de une à six minutes de musique forte, avec des changements rapides et brusques, çà et là, qui seulement dans la dernière pièce, semble se calmer un peu. Celle-ci est l’une des rares pièces où l’on entend certaines autres sources sonores, telles que la radio et peut-être des microphones. En dépit d’être soprano, elle utilise peu sa voix dans cet album. Seulement à quelques reprises, à moins qu’elle n’ait été transformée au point que nous ne puissions la reconnaître. Un tour de force, mais c’est le genre de bruits que j’apprécie tout particulièrement. C’est bruyant, mais réfléchi et composé. (FDW)
ANNABELLE PLAYE - MATRICE (CD by D’Autres Cordes)
A new name from France, Annabelle Playe, a composer of electro-acoustic music, but who is also a soprano singer and a writer. ’Matrice’ is her first album. Fourteen pieces in forty-eight minutes is not exactly what one expects from an electro-acoustic composer, as it’s perhaps more the length of a bunch of pop songs. She is not a traditional composer anyway. Playe’s work is more along the lines of noise with a much more intelligent perspective. She uses synthesizer sounds, electronics, laptop - well, I am not sure anyway, as no such things are mentioned on the cover - and has a rather harsh sound. I wouldn’t be too surprised to learn that she uses a lot of the current small synthesizers available (monotron and such like) to create a angular sound. Fourteen pieces, ranging from one to six minutes of loud music, with swift and abrupt changes here and there, which only in the last piece seems to be quietening down a bit. It’s also one of the few pieces in which we hear some other sound sources, such as radio and perhaps contact microphones. Despite being a soprano singer, she doesn’t her voice that much in this work. Only on a few occasions, unless it has been transformed to such an extent that I can’t recognize it. Quite a tour de force this one, but its noise of the kind that I enjoy quite a lot. It’s loud but thoughtful and composed. (FdW)
ANNABELLE PLAYE / Matrice (D’autres cordes)
... avec des jeux de larsen crus, d’autres électroniques, du collage sonore, etc. L’arc d’écoute est intéressant et réserve des surprises. L’univers sonore tissé par Annabelle Playe est quelque peu monochrome mais plutôt riche, poétique mais immédiat.
Matrice is an continuous 14-movement (though the cover says nine) electroacoustic work. It’s a raw form of electroacoustic music, with feedback, other electronics, sound collage, etc. The listening curve is interesting and hold a few surprises. Annabelle Playe’s soundworld is slightly too monochromatic, but it has depth, and despite being poetic it remains easy to grasp.
annabelle playe - matrice (d’autres cordes, 2012)
Mais le plus souvent, les matériaux électroniques et électroacoustiques s’entremêlent indistinctement pour former des univers à tendance ambient et originaux. Une musique qui peut être lente et continue, mais aussi rapide et rythmée, agressive ou douce. Mais dans tous les cas, la matière sonore est explorer avec originalité. La singularité d’Annabelle Playe est de reprendre certains codes esthétiques (de la musique concrète parfois, de la musique industrielle aussi, de la noise, techno, etc.) sans se contraindre ni se restreindre. Les différentes esthétiques présentes sont intégrées à la singularité d’Annabelle Playe, elles sont avant tout soumises aux intentions de la compositrice. Elles perdent ainsi leur caractère normatif tout en gardant leur puissance et leur intensité. Une musique rafraichissante, singulière, plaisante, et prometteuse.
Annabelle Playe emploie des échantillons de voix (peut-être la sienne, car elle est également chanteuse) et des enregistrements de champ pour ajouter les détails intrigants, mais la partie de la toile est occupée par ses gestes sûrs d’impasto de bruit numérique, s’étendant des couches lourdes du bourdon solidifié repère stridents de glitchery tordu hyper-occupé. Nous admirons sa compacité, coulant des quantités de données riches dans des voies courtes, certains morceaux ne durent que 60 ou 90 secondes, pourtant ils liment la surface d’une planète étrangère aussi efficacement que n’importe quel dispositif de balayage construit par la NASA.
ALBUM MATRICE / Destination Moon by Ed Pinsent
French musician Annabelle Playe has contributed elements to some of Franck Vigroux’s recordings in the past, but here she is with her own solo album on his label composed and performed by herself, and simply called Matrice (D’AUTRES CORDES RECORDS DAC 2011), a suite of instrumental music in ten named parts. Very strong and robust electro-acoustic tones beam forth like lasers. We’re advised the music is deliberately constructed to shade into noisier territories, and as such it fits perfectly into Vigroux’s paranoid and darkened world-view. Playe uses voice samples (her own perhaps, as she is also a singer) and field recordings to add intriguing details, but the bulk of the canvas is occupied by her confident impasto gestures of digital sound, ranging from the heavy layers of solidified drone to the scratchy etch-marks of hyper-busy distorted glitchery. We also find much to admire in her compactness, streaming out rich quantities of data in short tracks, some of which are only 60 or 90 seconds in duration, yet they limn the surface of an alien planet as efficiently as any scanning device built by NASA.
EXTRAITS
I. LA FEMME PRISON
Stabat Mater
.../...
3.
la prison commence ici
ses murs sont mes os
le soir s’y abat
dans ses silences calcium
un tambour qui roule
la nuit le jour
des flammes méchantes du feu sur l’eau
rouleaux d’étain
restreindre le mouvement
si je bouge
je me fends
je suis levée le jour
je suis levée la nuit
7.
le long du jour je plie des pochettes - travail pénitentiaire - des pochettes - dedans glisse et répète le geste lisse et plie les pochettes dans mes doigts - garçon - Jour – le geste répète glisse le carton se fait lange et la petite peau du dedans s’efface dans le repli innocent
pour m’abrutir encore j’ai plié des pochettes - des pochettes – 1000 pochettes – 2 pochettes – 6 pochettes – 20 - 99 – 1000 pochettes – 1000 abruties – 0,008 centimes l’unité ou rien ou pareil au même peu importe ça fait pas cher l’abrutie
dans les pochettes j’y ai mis l’Enfant gémit
comme au berceau jamais connu
dans d’autres je glisse la haine comme dans le cri
dans la poussette grandit l’Enfant sans lalalie
ma silencieuse berceuse
8.
j’ai séparé son Nom du mien
MATRICULE - ECROU - COGNE SEC -
j’ai écarté les syllabes
braillé et couru dans ma bouche petite héroïne orpheline
héros sans noms
JOUR
un cri d’orfraie
j’ai gueulé pour le vivre
couru essoufflée sans fin à lui rompue de plus belle
encore élancée
depuis l’antichambre des peines encore dans ma course-cœur un peu
d’amour à boire dans ses yeux l’Enfant
dans ses yeux mes yeux et la totalité du bleu
mon enfant
noyé ainsi Le Sacrifié
dessous la larme
le monde ému de celui qui la verse sans la coque des bateaux pour se rappeler à la surface ni le chant pigmenté des mâts aux vents insolents des mères
rageuses
à fleur d’eau
le baptême d’un épiderme
personne ne met plus d’humanité dans mon nom c’est pourquoi je lai oublié
ce jour-ci elle
aujourd’hui c’est elle
Plaidoyer
13.
des hommes et des femmes corbeaux ont volé au palais je voyais bien dans leurs yeux la tristesse de leurs plumes quand ils ont dit « coupable »
m’ont soutenue quand leurs robes m’ont emportée
l’aile s’est faite bras qui m’a mise HORS MOI - menottée empoignée – ainsi les JAMBES-PAS ont commencé et les CORPS-A-CLES
le cliquetis blanc des couloirs interminables
le râle des barreaux coulissants - poussée tirée repoussée –
alors on ne s’appartient plus
alors on devient cette excroissance
maligne et vénéneuse que l’on s’empresse de ranger à l’autre bout des vies rongeuse scélérate
érosive la malformation fascinante ou l’écartement du monstre une maladie presque
l’aile s’est faite bras qui m’a tenue HORS LE TEMPS
depuis HORS LE TEMPS
je traverse un palais précipité là un palais où l’écho ramasse un à un les pas de bois
les voix en rafales lentes soufflent les voix régurgitées des couloirs luttant encore pour reprendre forme - condamnée - force
damner des pas d’écho CONTRE défilent après moi - damner les pas des parquets resserrant leurs lattes sur des chagrins d’écrou
ces interstices où naufragent en poussières ces peines irréductibles repliées dans des secrets où personne ne va jamais
poussières cloitrées des coins de sirènes aux cours de camions – HURLANTES – d’hommes de bottes aux bras les voix rudes qui me tiennent – maints corps à corps des doigts qui ne sont pas des doigts - des serpents –
avec à l’ultime phalange le regard de la gorgone
pétrifiant et malséant
Melancholia, la Secrète
20.
la comptine de la prisonnière
1. 2. 3
tu es au trou
4. 5. 6
tes murs sont lisses
7. 8. 9 m2
pour la rate en cage
tremper l’âme dans l’huile tremper l’âme dans l’eau
ça fera un beau cachot
je cache au cachot l’escargot salaud et CRIE ECROU
dans mon ventre Jour fait un tour de manège un deuxième un troisième et ainsi de suite au galop vers un soleil nouveau les carrousels sont éternels
22.
la photo dans les journaux
ce n’est pas moi celle-là
je cherche à leur dire
23.
j’ai dans le ventre une belette
qui tourne et s’enroule
sa queue caresse le monde de l’intérieur épais
si elle sort la tête
elle voit les fontaines agglutinées d’enfants ridés
car elle ne sait pas la belette qu’un jour les enfants ne sont plus que
d’autres viennent et les remplacent
que les enfants font des enfants de leur ventre chaud et gourmand
dans son monde à elle
là tout au creux de mon ventre
il y a les forêts magnétiques scellant des clairières farouches palpitantes
d’histoires à éblouir
la belette
elle
va sans chemin
pas à pas avec les arbres sorciers recueillir les plaines pour le repos de
l’horizon
II. DE PROFUNDIS
Croix
27.
de la maison d’arrêt à la Maison-Dieu à petits pas s’en vont
de Dieu à la prison
maisons tronquées
reviennent trottinant
les sœurs avec au bout du bec un peu de charité
la pie l’aigrette
la bécasse et la chevêche la fauvette
la grive
la buse
quand elles arrivent toutes
c’est un cortège dans les couloirs
une volée austère de cotonnade pure aux gazouillis liquides ridicules presque des langues drôles qu’on dirait des magiciennes
ou des sorcières avec des secrets de sabbat dans leurs petits morceaux de bois appelés croix dis CROA ad lib croasse le corbeau dit crois CROA ad lib, crescendo sur l’ensemble des croassements un chant de CROIX une forêt de bois BOIS DE BOIS – il est bien noir et luisant le corbeau le soleil l’a trempé d’or dans son vol prestigieux increpuit corvus crié CROIS A CRIE LE CORBEAU CROA dans toutes les cages engorgées de détenues
et la corneille celle-là toujours un peu de côté
avance boiteuse
dans les couloirs les voici toutes prêtes à rejoindre nos cages - ici chaque recluse aura son oiselle -
elles s’y enfouissent – ailes lourdes d’étoffes aux relents de myrrhe les sœurs
on dirait à ce moment qu’elles se changent en mères
définitives
assoiffées
puissantes elles veulent de nous l’enfant veulent leurs seins gorgés de lait
c’est le pouvoir du poupon de gâter le sein de sa mère et le sang blanchi se fait nourricier à l’autel du désir : le téton dévoilé - quand elles le peuvent elles nous donnent Dieu le Père en échange prêtes à commercer païennes leur encens contre un peu de lait brouillant l’alliance avec le divin elles s’envolent dans nos corps féconds où la lune fait gicler sa voie lactée
28.
il y a en ma prison un peuple d’étranges
on ne sait si la mauvaise graine y repousse ou y est repoussée
marron le fruit desséché
dans le sol dur-sale ses pépins répandus veulent germer
une femme-grenade ouverte
lèvres repliées toutes serrées sur ses rives-peaux torsadées
femme-grenade momie n’a plus le souffle de sa couleur ni la lumière de sa saveur
une femme-face sèche dans l’angle mort où je ne peux regarder ni ne veux voir
je découvre ma compagne de cellule ses mots cariés partout déchets
a déféqué sec ces pépins sphincter
avec elle cette odeur de froid crasse obscur
glisse pire quand elle ouvre la bouche pire sa bouche d’où vient la nuit-elle va avant moi pourrir de ce côté là du mur la femme-grenade à moins qu’elle ne soit déjà l’une de mes extrémités
Mater a été créé le 28 mai 2013 au Théâtre des Trois Coquins à Clermont-Ferrand (Puy de Dôme)
dans la distribution suivante :
Mise en scène et interprétation : Isabelle Krauss
Scénographie et costume : Pomme Biache
Création lumière : Catherine Reverseau
Univers sonore : Pierre-Marie Trilloux
Production : Cie Actuel Théâtre
GREGORY ROBIN
Réalisateur
Musicien puis photographe, Gregory Robin s’oriente vers la réalisation dès 2003. Il s’y consacre entièrement depuis 2006.
Évoluant dans l’univers de la peinture depuis son enfance, Gregory Robin développe et manifeste très tôt une sensibilité visuelle. Aux pinceaux, il préfère l’appareil photo.
Ses premiers clichés témoignent déjà d’une esthétique très personnelle. Il joue avec le grain, le flou. Cette recherche visuelle le guide vers d’autres médiums comme le super 8, avec lequel il fait ses premiers pas en tant que réalisateur.
Bien que sa filmographie soit principalement composée de documentaires de création, son intérêt à manipuler les genres le pousse à explorer leur transversalité, conférant au réel un style parfois proche de la fiction.
Il renoue plus directement avec la forme expérimentale dans son film « Entrailles », tourné au musée de la mine de Saint-Étienne.
Ses projets à venir témoignent de cette orientation. En 2012, il crée avec Joël Caron « Après la Guerre Films », structure qui produit et réalise des films de création.
En 2014, il s’associe à Jean-Philippe Raymond et Julien Féret pour créer la société de production Far Center Films.
Acte poétique et sonore
Alejandra Pizarnik, textes
Traductions : Jacques Ancet, Etienne Dobenesque. Editions Ypsilon
Fabienne Bargelli et Annabelle Playe, interprétation
Jean-Marc Bourg, mise en scène
Annabelle Playe, création électroacoustique
Olivier Modol, espace et lumières
Carlos Duarte, régie son
Des mille et une nuits au cours desquelles Pizarnik inlassablement écrit sur son tableau noir, sculpte ses poèmes, nous gardons l’idée d’un long voyage en solitude, d’une longue veille pendant que le monde dort.
Deux femmes ici, dans la nuit du théâtre, l’une parlant, l’autre chantant, éprouvent cette traversée.
Tenir éveillées pour que le monde ne disparaisse pas. Garder les yeux ouverts face à la fatigue, à la peur, à la mort.
Temps de l’insomnie, incroyablement long, désespérant de voir arriver l’aube. Nuit et lumières qui découpent l’obscurité.
Le spectacle La Poupée noire n’est pas la tentative d’approcher la figure d’Alejandra Pizarnik, ou sa biographie, mais celle de composer sur scène un long poème nocturne - fait de mots et de silences, de musique et d’images fugitives - qui pourrait être comme un écho à l’œuvre énigmatique et fascinante d’Alejandra Pizarnik.
Olivier Modol se forme aux arts du spectacle et à la création lumière pour la scène au début des années 90. Puis il travaille dans des structures de diffusion (scènes nationales, CDN, théâtres nationaux) mais aussi avec diverses compagnies théâtrales ou chorégraphiques, sur des projets de créations.
Par ailleurs, il est aussi concepteur de scénographies d’expositions et de musées.
Aujourd’hui, ses recherches s’orientent vers une image scénique pouvant intégrer naturellement la photographie et la vidéo.
Concevant son métier comme très proche de l’écriture dramaturgique, il collabore avec de nombreux metteurs en scène qui abordent un travail autour de l’écriture contemporaine tel que Michel Vinaver, Gilone Brun, Cécile Auxire -Marmouget, Fabrice Andrivon, Marion Guerrero, Jean Marc Bourg... Il participe ainsi en tant que créateur lumière ou scénographe à des mises en scène de textes d’auteurs comme Marion Aubert, Michel Vinaver, Daniel Lemahieu, Emmanuel Darley, Laurent Gaudé, Gilles Granouillet, Paulines Sales, Jean-Marc Lanteri, David Lescot, Philippe Malone ou Robert Schneider...
Il conçoit les lumières des mises en scène de théâtre musical de la compagnie Arcosm (Echoa, Lisa).
Il crée des lumières et des scénographies aussi bien pour le théâtre que pour la danse ou le spectacle jeune public.
Carlos Duarte s’intéresse à toutes les facettes du son : mixage, prises de son, illustration sonore, création musicale.
Il possède son propre studio d’enregistrement et est également compositeur de musique.
Il travaille sur de nombreuses régies : musiques actuelles, électroacoustiques, enregistrements de concerts de musique de chambre, etc.
Par ailleurs, il travaille avec de nombreuses compagnies de théâtre et collabore avec différents artistes sur des régies multimédias. Il est régisseur de la compagnie D’autres Cordes.
Il débute sa collaboration avec Annabelle Playe dans le cadre des créations Matrice, AnA et La poupée noire.
PERFORMANCE AUDIOVISUELLE
Annabelle Playe : musique, voix et vidéo
Grégory Robin : images
Franck Vigroux : regard
Nathalie Lerat : création lumière
Carlos Duarte : régie
Avec la participation de Josée et Hélène Dubreuil et Didier Decombat
À travers un rapport dynamique entre vidéo, son et voix, ANA propose un espace poétique au cœur du mouvement.
Au fil de la performance, les paysages sans présence humaine sont questionnés par l’apparition de trois silhouettes qui semblent danser ensemble. Entités entre deux mondes, deux états.
Cette nature empreinte de solitude traversée par ces trois corps interroge notre présence au monde.
L’image s’abstrait.
Un poème d’Emily Dickinson est dit.
Une confidence offerte dans l’éclat d’une lumière resserrée sur un visage.
Plus tard, le même texte est chanté.
La lumière et le mot, la lumière et le chant. C’est peut-être dans cette lumière que ce chant prend sa source.
Le poème fait écho.
Il y est question de neige, d’envol, de danse, avec jubilation et ferveur ; la présence au monde comme un art en soi.
MARC SIFFERT
Contrebassiste, créateur de dispositifs sonores
Après des débuts comme bassiste de rock, il découvre la contrebasse à 19 ans et obtiendra une Médaille d’Or au Conservatoire National de Région de Montpellier sept ans plus tard... puis Conservatoire Supérieur de Genève, prix de l’Académie Charles Cros...
Doté de cette formation classique, il jouera entre autre avec le Skokie Valley Orchestra of Chicago, l’Orchestre National de France ou encore le Capitole mais il sera très vite attiré par les créations contemporaines et mobilisera son savoir-faire pour l’opéra, le théâtre, la danse, le cinéma d’animation...
Sa démarche musicale tend vers une exploitation totale des ressources de la contrebasse, dans un jeu ou le corps et la matière s’unissent dans la recherche d’un son.
Refusant toute étiquette, tout cloisonnement, il est également créateur de dispositifs de spatialisation sonore en temps réel et travaille sur l’éclatement spectral.
Iconoclaste et subversif mais toujours intègre, il dépasse la notion de style pour privilégier celle d’intention...
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Marc Siffert works in the field of experimental and improvised music. He also composes for movies, animated films and documentaries. He is inspired by double bass, bass, field recording, sound composition, revox and electronic lute-making in his musical practice.
After making his debut as a rock bassist, he discovers double bass at 19 and wins a gold medal at the National Conservatory of Montpellier in France seven years later. He also won the Charles Cros Academy’s prize at the Superior Conservatory of Geneva.
His musical approach pursues a complete exploitation of all the double bass’ ressources, where body and matter are combined to search for new sounds.
Refusing any label or compartmentalization, he is also the creator of real-time sound spatialization devices and works on spectral splitting. Iconoclastic and subversive but always honest, he goes beyond the notion of style to favor artistic intention.
PERFORMANCE AUDIOVISUELLE
ANNABELLE PLAYE | ÉLECTRONIQUE LIVE, VOIX
PHILIPPE FONTES| DISPOSITIF VIDÉO
MATRICE a d’abord été le nom d’un album produit en mai 2012 par le Label DAC. MATRICE prend maintenant la forme d’une performance mêlant les univers singuliers des deux artistes.
La musique résolument électronique n’hésite pas à explorer des territoires que l’on n’attend pas ici. Des musiques en une, comme autant de particules qui au sein de leur matrice bousculent la membrane, chahutent, sommeillent, se bercent, vocifèrent dans l’attente de devenir à leur tour, matrice.
La musique
La musique comme la performance se revendique de cette énergie indomptée mais contenue, une vitalité tantôt joyeuse, tantôt perturbatrice ou agressive jusqu’à l’épuisement, centrifuge ou ondulatoire nous délaissant parfois sur les rives inquiétantes de nos natures propres.
Des ambiances électroacoustique, noise, musiques concrète, expérimentale, industrielle viendront entrechoquer la matrice qui prendra corps dans la diffusion de voix enregistrées ou dans le chant en direct.
Interactivité son / vidéo
"Pour ce projet particulièrement complexe musicalement, j’ai opté pour la conception d’un dispositif vidéo live intégrant la captation en direct des caméras à un service logiciel type « isadora » ou « jitter ».
Je considère le dispositif vidéo comme un instrument à part entière où se fabrique, en temps réel, la matière visuelle et ceci aux travers de diverses manipulations d’objets, d’éléments composites, de lumières, etc.
Ce dispositif répond à 3 critères essentiels : jouabilité, reproductibilité des évènements, fiabilité. La couche logiciel a pour fonction principale la liaison musique/image, en effet une ligne rentrante dans le système vidéo permet de synchroniser et de générer divers évènements visuels selon la dynamique, tonalité, fréquences et rythme produit par la musique.
Ici, le logiciel est un filtre dynamique et interactif, liant intimement image et musique, il influe sur des micros variations de l’image mais aussi sur des éléments mécaniques du dispositif, comme par exemple les éclairages pour les caméras, les petits moteurs électriques utilisés pour des mises en mouvements de matières, etc."
Philippe Fontes
ANNABELLE PLAYE | SOLO ÉLECTRONIQUE
L’or, considéré comme le métal le plus précieux, est un trésor ambivalent.
L’or-monnaie exalte nos désirs et nous fait basculer du côté de la matérialisation. Mais l’or-pur métal est aussi un symbole solaire et lumineux.
Il est le fruit d’une transformation, d’une connaissance de la matière transmuée en esprit. Il représente un cheminement intérieur où nous tentons d’unir les opposés, de faire co-exister pacifiquement nos contraires.
À partir d’un dispositif sonore dépouillé : un synthétiseur et quelques pédales, je tente une tension, et une attention à la matière sonore, en m’appuyant sur les opérations alchimistes : calcination, putréfaction, purification, volatilisation...
Extrait vidéo
SONGS éclate les genres musicaux : chanson, balade lyrique, rock/noise, musique électronique, pop, aria. Poèmes et voix ne font qu’un.
La voix, la musique ouvrent des mondes comme on perce des coffre-fort, comme on ouvre des boîtes à vivre, à mourir, à se révolter, à rêver.
De l’éraillement au mot, du souffle à la poésie.
Mots de louves, de poétesses aux écritures fortes et singulières comme celle de Rose Ausländer qui "compte les étoiles de ses mots".
Ces chants, ces voix sont nos révoltes, infimes, imperceptibles ou rugissantes et flamboyantes.
La poésie les étire au-delà de l’actualité, de notre petit ordinaire.
La musique tantôt dépouillée - voix, basse, fender rhodes - creuse la fragilité, tantôt pleine -électroacoustique - soulève et emporte ou encore arrache l’âpreté de quelques mots avec des sonorités électroniques et noises.
MICHEL SIMONOT
Écrivain, metteur en scène, dramaturge
Michel Simonot est homme de théâtre, écrivain et metteur en scène.
Il est également sociologue. Il a écrit une vingtaine de textes, tous portés à la scène ou réalisés à France Culture.
Il est co-directeur artistique, avec Franck Vigroux, du Festival Bruits Blancs. Il fait partie du Groupe PETROL, avec les écrivains Lancelot Hamelin, Sylvain Levey et Philippe Malone.
Actuellement en résidence à Anis Gras (Arcueil), il est dramaturge auprès d’artistes de la scène, théâtre et musique. Il a été, précédemment, auteur-metteur en scène associé au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis (C.D.N), sous la direction d’Alain Ollivier, et auteur associé et dramaturge auprès de compagnies de théâtre et de danse.
Il a par ailleurs été adjoint d’Alain Trutat à la direction des fictions de France Culture, fondé et dirigé l’ANFIAC, été responsable des formations au Ministère de la Culture et codirigé la Maison de la Culture du Havre. Il a accompagné Michelle Kokosowski dans la création et l’aventure de l’Académie Expérimentale des Théâtres. Enfin, il est l’auteur de nombreux ouvrages et articles sur l’écriture et la scène, ainsi que sur les politiques culturelles.
La rencontre de l’autre
Changement de lieu et de performance, Annabelle Playe et la Compagnie L’Hiver nu réserveront une surprise aux visiteurs des Archives départementales de la Lozère lors des Journées du Patrimoine, ces samedi 19 et dimanche 20 septembre. "Les chemins sont à inventer pour aller vers les spectateurs", résume-t’elle. C’est Pourquoi elle propose aussi des performances dans des lieux atypiques, réalise des impostures dans des collèges et lycées, anime des conférences auprès du Jeune public. L’occasion pour les novices de baisser les armes face à l’art contemporain parfois mal perçu. "Moi, j’aime bien être interrogée et bousculée lors d’un spectacle. C’est bien aussi de ne pas tout comprendre. Ce qui est le plus important, c’est la rencontre entre ceux qui sont sur scène et ceux dans les gradins, confie-t’elle. Pour ma part, quand je crée, je fais ce qui me tient à cœur sans me demander si ça va plaire ou pas."
Celle qui a suivi une formation de chant classique dans une école de musique en région parisienne assume cette passion pour l’électroacoustique et pour la musique vocale des grands compositeurs de la fin du XXe siècle "où même les bruits de bouche font de la musique", assure Annabelle Playe, inspirée "par la dimension vertigineuse entre le très haut et le très bas, comme entre le cosmos et la terre", ajoutant : "Ce qui me fascine, c’est comment nos petites histoires sont traversées par la grande histoire". Bouddhisme, psychanalyse, spiritualité, mysticisme, philosophie et art semblent avoir trouvé une messager commun.
Dans sa quête de création, Annabelle Playe peut compter sur de nombreux soutiens, du TMT de Marvejols, des Scènes croisées de Lozère et de la Ville de Mende.
Annabelle Playe, musique
DAC Records // Sortie : novembre 2015
Photo et conception graphique : Gregory Robin
ECOUTE : https://soundcloud.com/ana-57/sets/vaisseaux
Remerciements : Valérie Barrier, Marc Siffert, Vincent Feutry, Yvonne Abergel, Jacques Diennet
HUGO ARCIER
Artiste numérique
Hugo Arcier est un artiste numérique français (en fait un artiste dans un monde numérique) qui utilise les images de synthèse 3D sous différentes formes : vidéos, tirages, sculptures.
Se consacrant d’abord aux effets spéciaux de longs métrages, il travaille sur de nombreux projets, pour des réalisateurs prestigieux, comme Alain Resnais ou encore Jean-Pierre Jeunet.
Cette activité professionnelle lui permet d’acquérir une connaissance pointue de l’outil numérique, et des images de synthèse en particulier, nécessaire à l’émergence de ses projets.
Il développe des œuvres plastiques et réflectives qui décortiquent méticuleusement les spécificités de cette nouvelle forme d’art, les images de synthèse 3D.
Il élabore des projets de plus en plus ambitieux, dans un premier temps uniquement sous la forme de films auxquels s’ajoutent ensuite des tirages, des sculptures et des installations, comme la série « Nostalgia for Nature ».
Abordant aussi le design par le biais de l’impression 3D, il est le créateur d’objets innovants (design génératif à partir d’applications connectées, hacking de meubles industriels…).
Son travail artistique a été présenté dans de nombreux festivals (Elektra, Némo, Vidéoformes, 104...), galeries (Magda Danysz, Plateforme Paris...), lieux d’art (New Museum NY, New Media Art Center of Sichuan Fine Arts Institute, Le Cube, Okayama Art Center, Palais de Tokyo...) et foires d’art contemporain (Variation, Slick) à travers le monde, faisant de lui un acteur remarqué du monde de l’art numérique.
« J’ai depuis toujours été passionné par le lien entre l’art et les sciences. Ma pratique de l’art est d’ailleurs passée par le filtre de la science, par le biais de l’informatique et de la 3D. »
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Hugo Arcier is a French digital artist (actually he is an artist in a digital world) who uses 3D computer graphics in various ways : videos, prints and sculptures.
The artist Hugo Arcier creates artworks using 3D computer graphics. He develops a meta-discourse on virtual images and more globally on virtual worlds, deconstructing what are they made of and what are their specificities.
For example in his installation Ghost City (2016), based on some passages of the book of Lucrecia De rerum natura, he highlights the fact that virtual worlds are formed by hollow surfaces (“bark”). It is an essential and constitutive facts of all virtual worlds.
He also works on the theme of disappearance and the replacement of our world by a virtual one. He takes the position of an observer, transcribing this replacement in an artistic and plastic form, like in his body of work “Nostalgia for Nature” (film, installation, prints) or in his film Folded Nature.
Captation, Anis Gras - Le lieu de l’autre (Arcueil) - février 2018
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Une jeune femme floricultrice se heurte à un fléau inconnu qui met en péril ses cultures. Une malédiction ?
C’est dans la solitude de ses pas, l’écho de ses marches qu’elle va recomposer une mémoire déchirée.
C’est ainsi qu’elle découvrira la faille, le drame sous-jacent, ce pour quoi son aïeule a décidé, au terme de la guerre, de fleurir le monde.
Des pas dans la guerre racontent ce que nous portons d’une histoire jamais dite mais pourtant transmise. Une blessure comme un secret qui s’enracine dans la guerre et se propage de ventre à ventre, de femme à femme.
"C’est juste là. A éclairer avec des mots, le dire pour eux, pour elle qui n’a pas eu la voix, pour lui qui n’a pas eu le temps, pour moi qui souffre de leur douleur."
Une fois l’histoire mise à jour, la mémoire recousue, la déchirure s’efface-t-elle ?
Du chemin des fêlures au chemin des fleurs...
AnA Compagnie mène un projet global autour des musiques exploratoires et formes immersives ayant comme axe la composition musicale en lien avec les lutheries électroniques et les nouvelles technologies.
Arts numériques, danse et écritures littéraires dessinent les contours de nos créations.
Nous souhaitons déplacer l’écoute et le regard que nous portons au monde.
Chaque pièce et la manière dont nous pensons sa réception, orientent sa forme : concert, live audiovisuel, performance, spectacle, installation.
À travers cet espace d’expression pluridisciplinaire, engagé dans une parole d’artistes aux univers singuliers ou hybrides, AnA Compagnie propose au public une expérience sensible des thématiques abordées.
Les complicités artistiques, au sein d’AnA Compagnie, mettent en œuvre une réflexion profonde de ce qui s’y crée et un engagement fort dans les choix esthétiques, amenant une pluralité de formes et des croisements fertiles.
À partir des langages que nous élaborons et afin que les publics s’en emparent et développent leur propre créativité, nous construisons des temps de partage : ateliers de pratiques artistiques, conférences, rencontres avec les publics, afters.
Depuis 2010, a créé plusieurs performances audiovisuelles, des spectacles jeune public, 1 installation, des solos électroniques, des performances dont Pontonniers au “Vive le Sujet !” 73ème Festival d’Avignon (coproduction SACD - Festival d’Avignon). En 2019, AnA Compagnie reprend le spectacle Delta Charlie Delta, texte de Michel Simonot, mise en scène, Justine Simonot.
Les prochaines créations musicales convoquent la poésie avec ICE DOMINO, la danse et la lumière avec MAGNA, la question de l’émancipation avec ULVOA.
Convoquer - De l’hubris à l’hybride
La création artistique est le lieu de l’hybride et de la démesure œuvrant vers d’autres territoires, temporalités et perceptions.
À travers l’expérience sensible de la performance, l’acte de scène, le temps partagé de la création, nous nous relions les un.es aux autres.
Les nouvelles technologies ouvrent de nouveaux espaces d’expression, d’impression vers la quête de sens.
* Ana, du grec ancien : de nouveau, en sens contraire, vers le haut, en arrière, à travers.
▌2027◢
14 au 18 juin 2027 : Résidence UNexpected, L’Assemblée, Villeurbanne (FR)
▌2026◢
17 décembre 2026 : STRATA - Aesthesis - Festival El Generador, La Marfà, Gerone (ES)
8 décembre 2026 : LIVE - Aesthesis - La Muse en Circuit, CNCM, Alfortville (FR)
Décembre 2026 : Résidence Musique/Danse Projet LES ANIMALES - LE CUBE Garges (FR)
20 novembre 2026 : inLAND - El Mediator- Festival Aujourd’hui Musiques Pulse 2 #, Perpignan (FR)
19 novembre 2026 : STRATA - Aesthesis - El Mediator / Festival Aujourd’hui Musiques, Perpignan (FR)
17 novembre 2026 : LIVE - Aesthesis - GRRRND ZERO, Lyon (FR)
14 novembre 2026 : inLAND - LE CUBE Garges (FR)
6 novembre 2026 : ARS NATURA, Valparaiso (CL)
5 novembre 2026 : ARS NATURA, Santiago (CL)
31 octobre 2026 : ARS NATURA - Master class - Université, Montevideo (UY)
28 octobre 2026 : ARS NATURA / 2 représentations - Magma Futura, Montevideo (UY)
24 & 25 octobre 2026 : ARS NATURA - Festival des Artes Escénicas, Caracas (VE)
3 octobre 2026 : ARS NATURA - MA/IN Festival, Potenza (IT)
1er octobre 2026 : CORRIDOR - Annabelle Playe - Club Wakum - Interpenetration, Graz (AT)
28 septembre 2026 : Live - Aesthesis - La Mécanique Ondulatoire, Paris (FR)
Du 18 au 25 septembre 2026 : STRATA, Aesthesis - Résidence - LA MARFÀ / Festival El Generador, Gerone (ES)
Du 19 au 20 septembre 2026 : Après la Mémoire, Le Tombeau des Pères, Nadia Ratsimandresy & Rangalanga Tsilaitry Mboangy - Installation/Performance - Festival Musica, Strasbourg (FR)
19 septembre 2026 : ARS NATURA - FOG Festival, Bâle (CH)
3 septembre 2026 : Live - Aesthesis - Super 9, Tours (FR)
30 août 2026 : Live - Aesthesis - Les Digitales, Zurich (CH)
28 août 2026 : inLAND - RASTER Electric Campfire - Théâtre O(l)tto Ladusch, Bagnols-les-Bains (FR)
22 août 2026 : Live - Aesthesis - Festival La Berge "Sur le pont", Saint-Aignan (FR)
14 août 2026 : UBIC - Le Mordorfest, Cascade du Déroc, Nasbinals (FR)
29 juin - 3 juillet 2026 : Après la mémoire, Le Tombeau des Pères - Résidence - Athénor Cncm, Saint-Nazaire (FR)
12 juin 2026 : MAGNA ELECTRIC BANG - Sortie de résidence Ateliers - Salle Molière Opéra Orchestre National Montpellier (FR)
8 au 12 juin 2026 : MAGNA ELECTRIC BANG Ateliers - Opéra Orchestre National Montpellier (FR)
7 juin 2026 : UBIC Ateliers - Théâtre O(l)tto Ladusch, Scènes Croisées de Lozère, Bagnols-les-Bains (FR)
6 juin 2026 : UBIC - Théâtre O(l)tto Ladusch, Scènes Croisées de Lozère, Bagnols-les-Bains (FR)
28 mai 2026 : IMPULSE - AESTHESIS / Concert - ESAD TALM Dôme, Angers (FR)
26 au 29 mai 2026 : IMPULSE - AESTHESIS / Résidence multidiffusion - ESAD TALM Dôme, Angers (FR)
28 mai 2026 : ARS NATURA - Théâtre de Cordoba - Alliance française, Cordoba (AR)
24 mai 2026 : ARS NATURA - Théâtre Colon - Institut Français, Buenos Aires (AR)
23 mai 2026 : ARS NATURA - Théâtre Colon - Institut Français, Buenos Aires (AR)
20 mai 2026 : IMPULSE - AESTHESIS, Le Serpent Volant, Tours (FR)
6 mai 2026 : CORRIDOR - Soirée ELEKTRIZITÄT - IGNM, Bern (CH)
22 avril 2026 : ARS NATURA - Le Cube Garges (FR)
16 avril 2026 : UBIC After CRÉATION - Opéra Orchestre National Montpellier (FR)
16 avril 2026 : MAGNA - Opéra Orchestre National Montpellier (FR)
13 avril 2026 : MUSIC PROMENADE - L’A-CNCM, La Philharmonie de Paris (FR)
6 au 8 avril 2026 : MUSIC PROMENADE - L’A-CNCM, répétitions, La Muse en Circuit, Alfortville (FR)
31 mars 2026 : MAGNA ELECTRIC BANG Ateliers - Opéra Orchestre National Montpellier (FR)
30 & 31 mars 2026 à 10h00 et 14h30 : COUAK ! Représentations scolaires - Opéra Orchestre National Montpellier (FR)
28 & 29 mars 2026 à 11h00 et 17h00 : COUAK ! Représentations tout public - Opéra Orchestre National Montpellier (FR)
27 mars 2026 - 14h30 : COUAK ! Répétition générale avec scolaire - Opéra Orchestre National Montpellier (FR)
25 au 26 mars 2026 : COUAK ! Résidence reprise - Opéra Orchestre National Montpellier (FR)
18 au 20 mars 2026 : COUAK ! Résidence reprise La Genette Verte, Florac (FR)
14 mars 2026 : IMPULSE - AESTHESIS - NO NEW FEST, Tours (FR)
9 au 13 février 2026 : APRÈS LA MÉMOIRE - LE TOMBEAU DES PÈRES - L’Hexagone, Meylan (FR)
12 février 2026 : IMPULSE - AESTHESIS - Les Nouveaux Sauvages, Montreuil (FR)
12 février 2026 : CORRIDOR - Annabelle Playe - GMEA / Le Vent des SIgnes, Toulouse (FR)
Janvier 2026 : Solo - Estelle Spohr, Résidence GRAME, CNCM, Villeurbanne (FR)
30 janvier 2026 : IMPULSE - AESTHESIS - Sortie EP Reverse Tapes Label
19 au 23 janvier 2026 : UNEXPECTED - Résidence GRAME, CNCM, Villeurbanne (FR)
12-16 janvier 2026 : Après la mémoire, Le tombeau des pères - Résidence - GRAME, Cncm, Villeurbanne (FR)
8 janvier 2026 : ARS NATURA - Biennale NÉMO / Le Grand Soir Numérique - La Philharmonie de Paris (FR)
▌2025◢
14 décembre 2025 : inLAND - WESA, Séoul (KR)
12 décembre 2025 : ARS NATURA -Théâtre Jean Lurçat, Scène Nationale, Aubusson (FR)
21 novembre 2025 : ARS NATURA - El Encuentro de Sonidos Electronicos - Teatro Jorge-Eliécer-Gaitán, Bogota (CO)
19 au 22 octobre 2025 : APRÈS LA MÉMOIRE - LE TOMBEAU DES PÈRES - Abbaye de Royaumont (FR)
6 novembre 2025 : inLAND - Biennale de l’Image Tangible, Espace Niemeyer Paris (FR)
06 au 10 octobre 2025 : APRÈS LA MÉMOIRE - LE TOMBEAU DES PÈRES - Athénor, CNCM, Saint-Nazaire (FR) REPORTÉ
25 octobre 2025 : Création d’une pièce de Tobias Feierabend, avec Alma Bettencourt, orgue - Auditorium de Radio France, Paris (FR)
20 septembre 2025 : ARS NATURA - L.E.V. Matadero, Madrid (ES)
16 au 24 septembre 2025 : APRÈS LA MÉMOIRE - LE TOMBEAU DES PÈRES - MUSICA, Strasbourg (FR)
6 septembre 2025 : CORRIDOR, Annabelle Playe - RASTER Electric Campfire, Théâtre O(l)tto Ladusch, Bagnols-les-Bains (FR)
6 septembre 2025 : DJ set AESTHESIS - RASTER Electric Campfire, Théâtre O(l)tto Ladusch, Bagnols-les-Bains (FR)
6 septembre 2025 : CORRIDOR, Annabelle Playe - RASTER Electric Campfire, Théâtre O(l)tto Ladusch, Bagnols-les-Bains (FR)
18 au 22 août 2025 : APRÈS LA MÉMOIRE - LE TOMBEAU DES PÈRES - Espace Malraux, Vandœuvre lez Nancy (FR)
13 au 28 juin 2025 : APRÈS LA MÉMOIRE - LE TOMBEAU DES PÈRES - MADAGASCAR
28 mai au 1er juin 2025 : APRÈS LA MÉMOIRE - LE TOMBEAU DES PÈRES - Espace Malraux, Vandœuvre lez Nancy (FR)
15 & 16 mai 2025 : LE PAYS INNOCENT, Collectif Eskandar -Drakkar, Dieppe (FR)
7 au 10 mai 2025 : LE PAYS INNOCENT, Collectif Eskandar - Théâtre La Joliette, Marseille (FR)
9 mai 2025 : ELEPHANT ! you shake your sheep - Opéra Orchestre National de Montpellier (FR)
6 au 8 mai 2025 : ELEPHANT ! you shake your sheep - Résidence - Opéra Orchestre National de Montpellier (FR)
5 avril 2025 : UBIC - Création - Théâtre O(l)tto Ladusch, Bagnols-les-Bains (FR)
3 au 4 avril 2025 : UBIC - Résidence - Théâtre O(l)tto Ladusch, Bagnols-les-Bains (FR)
29 mars 2025 : GAMLOV, Festival Détours de Babel - Le Grand Angle, Voiron (FR)
18 mars 2025 : ARS NATURA - Maison de la Cuture - Safra’Numériques, Amiens (FR)
14 mars 2025 : inLAND - VIDÉOFORMES, Clermont-Ferrand (FR)
Mars 2025 : ARS NATURA - Théâtre Monsigny, Boulogne-sur-Mer (FR) REPORTÉ
11 mars 2025 : OSMOSE, création - Le Phénix scène nationale, Valenciennes (FR)
20 février 2025 : LE PAYS INNOCENT, Collectif Eskandar - L’Arc scène nationale, Le Creusot (FR)
6 au 14 février 2025 : LE PAYS INNOCENT, Collectif Eskandar - TGP, Saint-Denis (FR)
5 février 2025 : SAISON SILENCIEUSE de Grégoire Lorieux - Festival Présences - Avec le quatuor Arditti
31 janvier 2025 : LE PAYS INNOCENT, Collectif Eskandar - Théâtre des Bergeries, Noisy-le-Sec (FR)
30 janvier 2025 : ARS NATURA / CRÉATION - Opéra, Montpellier (FR)
24 janvier 2025 : LE PAYS INNOCENT, Collectif Eskandar - Centre culturel d’Houdremont, La Courneuve (FR)
23 janvier 2025 : ULVOA - Scènes Croisées de Lozère/Théâtre de Mende (FR)
14 au 17 janvier 2025 : ARS NATURA - Résidence - Théâtre Monsigny, Boulogne-sur-Mer (FR)
17 janvier 2025 : LE PAYS INNOCENT, Collectif Eskandar - Théâtre de Chatillon (FR)
14 janvier 2025 : LE PAYS INNOCENT, Collectif Eskandar - Théâtre André Malraux, Chevilly-Larue (FR)
6 au 10 janvier 2025 : Clavier Osmose - Résidence, Art Zoyd Studios, Valenciennes (FR)
▌2024◢
14 décembre 2024 : CORRIDOR, Annabelle Playe - Festival Bruits Blancs, Anis Gras, Le lieu de l’autre (FR)
10 décembre 2024 : ULVOA - Création - Théâtre de Vanves (FR)
5 décembre 2024 : ELEPHANT, you shake your sheep - L’Hexagone, Meylan (FR)
5 décembre 2024 : Words don’t fully describe, Nadia Ratsimandresy - L’Hexagone, Meylan (FR)
3 décembre 2024 : LE PAYS INNOCENT, Collectif Eskandar - Théâtre 145, Grenoble (FR)
28 novembre 2024 : KRASIS - La Musique voit double, Atelier de la Comédie, Césaré, CNCM, Reims (FR)
28 novembre 2024 : LE PAYS INNOCENT, Collectif Eskandar - Théâtre de Rungis (FR)
25 au 27 novembre 2024 : ARS NATURA - Résidence - Studio 130, Montreuil (FR)
24 novembre 2024 : UMBRA, concerto pour onde & violoncelle - Greater Bay Festival, Shenzen (HK)
23 novembre 2024 : UMBRA, concerto pour onde & violoncelle - Festival Musicus, Hong-Kong
16 novembre 2024 : UMBRA, concerto pour onde & violoncelle - Création, Salle Gaveau, Paris (FR)
11 novembre au 14 novembre 2024 : Concerto pour onde & violoncelle - Répétitions, Paris (FR)
8 novembre 2024 : CORRIDOR, Annabelle Playe - Collège Simone Veil/Opéra, Montpellier (FR)
28 octobre au 1er novembre 2024 : Clavier Osmose - Résidence, Art Zoyd Studios, Valenciennes (FR)
16, 17 et 18 octobre 2024 : LE PAYS INNOCENT, Collectif Eskandar - CRÉATION - Les Quinconces, Le Mans (FR)
1er au 15 octobre 2024 : LE PAYS INNOCENT, Collectif Eskandar - Résidence - Les Quinconces, Le Mans (FR)
26 septembre 2024 : ELEPHANT, you shake your sheep - Festival SONICA, Glasgow (UK)
17 septembre 2024 : ELEPHANT, you shake your sheep / CREATION - GMEM, Marseille (FR)
9-16 septembre 2024 : ELEPHANT, you shake your sheep - Résidence - GMEM, Marseille (FR)
16-20 septembre 2024 : LE PAYS INNOCENT, Collectif Eskandar - Résidence - Théâtre de Rungis (FR)
26 au 30 août 2024 : ULVOA - Résidence - Théâtre de Vanves (FR)
26 au 30 juillet 2024 : ARS NATURA - Résidence - Opéra, Montpellier (FR)
1-5 juillet 2024 : ULVOA - Résidence - Théâtre de Mende (FR)
24-28 juin 2024 : ELEPHANT, you shake your sheep - Résidence - Stéréolux, Nantes (FR)
17-21 juin 2024 : LE PAYS INNOCENT, Collectif Eskandar - Résidence, Lyon (FR)
27-31 mai 2024 : LE PAYS INNOCENT, Collectif Eskandar - Résidence, Dieppe (FR)
24 mai 2024 : VAIN, work in progress - DNA, Grenoble (FR)
18 mai 2024 : MAGNA - Mapping Festival, Genève (CH)
6-10 mai 2024 : UBIC - Résidence - Césaré, CNCM, Reims (FR)
22-26 avril 2024 : ELEPHANT ! you shake your sheep - Résidence - L’Hexagone, Meylan (FR)
8-12 avril 2024 : LE PAYS INNOCENT, Collectif Eskandar - Résidence - l’ARC, Le Creusot (FR)
4 avril 2024 : UMBRA, concerto pour onde & violoncelle - Résidence de travail, Paris (FR)
2 avril 2024 : CORRIDOR, Annabelle Playe - Lycée Arago, Paris (FR)
20-21 mars 2024 : Master-Class, Annabelle Playe - INA-GRM, Paris (FR)
9 mars 2024 : CORRIDOR, Annabelle Playe - Festival D.A.M.E, Chambéry (FR)
26 février - 1er mars 2024 : UBIC - Résidence - Césaré, CNCM, Reims (FR)
Février 2024 : Résidence de travail - commande 2025 pour le Gamelan balinais Sekar Sandat - Détours de Babel, Grenoble (FR)
24 janvier 2024 : CORRIDOR / CRÉATION, Annabelle Playe - Le Mans Sonore (FR)
19 janvier 2024 : MAGNA - Open Session - Scène 44, Marseille (FR)
15-19 janvier 2024 : MAGNA - Résidence Scène 44, Marseille (FR)
▌2023◢
16 décembre 2023 : Words don’t fully describe, Nadia Ratsimandresy - Festival Pied Nu, Le Havre (FR)
15 décembre 2023 : Words don’t fully describe, Nadia Ratsimandresy - Festival Musiques à Ouïr, Sotteville-les-Rouen (FR)
13 décembre 2023 : Lecture/musique, Nadia Ratsimandresy & Philippe Malone - Festival Bruits Blancs, MAC de Créteil (FR)
02 décembre 2023 : KRASIS - Festival Margenes, Madrid (ES)
8 novembre 2023 : inLAND - FIAV, Casablanca (MC)
14 octobre 2023 : inLAND - Mutek, Mexico (MX)
2 au 6 octobre 2023 : UBIC, Nadia Ratsimandresy & Annabelle Playe - Résidence - Théâtre O(L)tto Ladusch, Bagnols-les-Bains (FR)
29 septembre 2023 : GEYSER, Annabelle Playe - Festival Rêves Électroniques - Césaré, Reims (FR)
29 septembre 2023 : Words don’t fully describe, Words don’t fully describe, Nadia Ratsimandresy - Festival Rêves Électroniques - Césaré, Reims (FR)
25 septembre 2023 : Performance Ratsimandresy & Lé Henry Serebryakov, – Duo Magdalena #1 – Domaine D’O, Montpellier (FR)
23 & 24 septembre 2023 : Performance Ratsimandresy & Lé Henry Serebryakov, – Duo Magdalena #1 – Spectacle co-accueilli par Scènes Croisées et Le Festival Magdalena Project, Aven Armand (FR)
18 au 22 septembre 2023 : Résidence Ratsimandresy & Lé Henry Serebryakov, – Duo Magdalena #1 – LabO, Masméjean, Le Pont de Montvert (FR)
30 juillet 2023 : Ad Astra - Festival de l’Aïga, Allenc (FR)
17 au 23 juillet 2023 : ELEPHANT ! you shake your sheep - Résidence Un Singe en Hiver/SONICA, Dijon (FR)
10 juin 2023 : GEYSER Annabelle Playe - Festival Sons Dessus de Sault/Le Phare à Lucioles, Sault (FR)
03 juin 2023 : Words don’t fully describe // Indian Step - Nadia Ratsimandresy - Espace Sainte Avoye, Clayette (FR)
19 mai 2023 : KRASIS - MAPPING FESTIVAL, Genève (CH)
17 mai 2023 : inLAND - ISEA 2023 Le Cube Garges - LA MUSE EN CIRCUIT, Alfortville (FR)
28 avril 2023 : KRASIS - LEV, Gijon (ES)
24 au 28 avril 2023 : ULVOA - Résidence - Théâtre de Vanves (FR)
17 au 21 avril 2023 : ELEPHANT ! you shake your sheep, Résidence - SONICA, Glasgow (UK)
08 avril 2023 : SOLO Nadia Ratsimandresy - Festival Variations/le Lieu Unique, Tour du Lu, Nantes (FR)
01 & 02 avril 2023 : Nadia Ratsimandresy - Le Raboteur des Nuages de Gilles de Obaldia et Gabriel Sivak pour chœur, harpe & onde, Châtillon (FR)
27 au 31 mars 2023 : ARS NATURA - Résidence – Théâtre Monsigny, Boulogne-sur-Mer (FR)
24 mars 2023 : SOLO Nadia Ratsimandresy - Sonic Protest/Mains d’œuvres, Saint-Ouen (FR)
11 mars 2023 : GEYSER Annabelle Playe - Expressions d’elles/Hanatsu Miroir, Strasbourg (FR)
7 mars 2023 : GEYSER Annabelle Playe - La Fabrique Agitée/Les Instants Chavirés, Montreuil (FR) ANNULÉ
2 mars 2023 : GEYSER Annabelle Playe - Le Phare à Lucioles/Le ZEF Scène Nationale, Marseille (FR)
22 au 26 janvier 2023 : UBIC - Résidence EDML-Scènes Croisées de Lozère, Mende (FR)
19 & 20 janvier 2023 : ULVOA - Résidence EDML-Scènes Croisées de Lozère, Mende (FR)
▌2022◢
12 décembre 2022 : Lecture - Festival Bruits Blancs, Centre Pompidou, Paris (FR)
10 décembre 2022 : Lecture - Festival Bruits Blancs, Mende (FR)
26 novembre 2022 : MAGNA - Théâtre O(L)tto Ladusch, Bagnols-les-Bains (FR)
19 novembre 2022 : KRASIS - Audioart, Cracovie (PL)
17 novembre 2022 : AD ASTRA II - Interpenetration, Graz (AT)
11 novembre 2022 : KRASIS - Fotonica, Rome (IT)
7 au 11 novembre 2022 : ULVOA - Résidence, La Muse en Circuit, Alfortville (FR)
12, 15, 19, 22, 23, 27, 28, 29, 30 octobre 2022 : TAPESTRY - Wiesenburg, Berlin (DE)
23 octobre 2022 : KRASIS - Festival des Artes Escénicas, Centro Cultural BOD, Caracas (VE)
22 octobre 2022 : KRASIS - Festival des Artes Escénicas, Centro Cultural BOD, Caracas (VE)
21 octobre 2022 : Master class - Festival des Artes Escénicas, Caracas (VE)
19 octobre 2022 : Conférence "Krasis : un récit" - Festival Imagen, Centro Cultural Universitario Rogelio Salmona - Manizales (CO)
17 octobre 2022 : KRASIS - Festival Imagen, Centro Cultural Universitario Rogelio Salmona, Manizales (CO)
13 octobre 2022 : KRASIS - Mixtur, Festival de nova creació sonora, Barcelone (ES)
23 septembre 2022 : Duo - Jazz’us, Reims (FR)
18 septembre 2022 : KRASIS - Simultan, Timisoara (RO)
30 août 2022 : AD ASTRA II - Wiesenburg, Berlin (DE)
30 août 2022 : INDIAN STEP - Wiesenburg, Berlin (DE)
30 août 2022 : DUO - Nadia Ratsimandresy / Annabelle Playe Wiesenburg, Berlin (DE)
27 août 2022 : KRASIS - Musée Comtal, Boulogne-sur-Mer (FR)
25 au 31 juillet 2022 : MAGNA - Résidence, Le 104, Paris (FR)
2 juillet 2022 : ICE DOMINO, lecture - Avec Tête de Block, Serverette (FR)
13 au 19 juin 2022 : VERTICALITY, limit/no limit - Création Mondiale, Radio France, Paris (FR)
19 mars 2022 : inLAND, come back in broad day - Sonica, Glasgow (UK)
18 mars 2022 : AD ASTRA II - Sonica, Glasgow (UK)
5 février 2022 : MAGNA - Théâtre de Bagnols-les-Bains (FR)
17 janvier 2022 : AD ASTRA II - Interpenetration, Graz (AT) REPORTÉ
▌2021◢
décembre 2021 : MAGNA - Théâtre de Bagnols-les-Bains (FR) REPORTÉ
14 décembre 2021 : ICE DOMINO, lecture - Médiathèque Emile Zola, Montpellier (FR)
7 décembre 2021 : KRASIS - 6MIC, CHRONIQUES, Aix-en-Provence (FR) REPORTÉ
4 décembre 2021 : KRASIS - MAC de Créteil, Biennale NEMO (FR)
27 novembre 2021 : GEYSER - Festival Marathon, Gaîté Lyrique, Paris (FR)
23 novembre 2020 : inLAND, come back in broad day - Festival Bruits Blancs, Théâtre La Vignette, Montpellier (FR)
20 novembre 2021 : KRASIS - Festival Artifice, Le Hublot, Nice (FR)
10 novembre 2021 : OVERVIEW - NovTec, Lima (PR)
9 novembre 2021 : OVERVIEW - NovTec, Lima (PR)
27 octobre 2021 : RECOURSE - Festival Fylkingen, Stockholm (SE)
21 octobre 2021 : MAGNA / Avant-première - Le Générateur, Biennale NEMO, Le 104, Gentilly (FR)
17 octobre 2021 : KRASIS - À 100 mètres du centre du monde, Perpignan (FR)
16 octobre 2021 : KRASIS - Ciné-Théâtre, Port-Vendres (FR)
14 octobre 2021 : KRASIS - Lycée piscicole, La Canourgue (FR)
27 septembre 2021 : Journée de sensibilisation - Lycée de Saint-Chély d’Apcher (FR)
4 septembre 2021 : MAGNA / Avant-première – Festival Danses-Cités, Carcassonne (FR) REPORTÉ
16 août au 2 septembre 2021 : MAGNA - Résidence, Espace des Anges, Mende (FR)
11 août 2021 : KRASIS - Festival Écho - Pyrénéon, Perpignan (FR)
9 juillet 2021 : OVERVIEW - Forum des Arts Sonores, Bastia (FR)
27 juin 2021 : OVERVIEW - Festival Bruisme, Poitiers (FR)
29 mai 2021 : NUMEN - Music Biennale, Zagreb (HR)
29 mai 2021 : KRASIS - Immersions 2#, Scènes Croisées de Lozère, Espace des Anges, Ville de Mende (FR)
29 mai 2021 : DÉLUGE - Création - Immersions 2#, Scènes Croisées de Lozère, Espace des Anges, Ville de Mende (FR)
21 avril 2021 : AD ASTRA I - Création - Issue Project Room, New York (US)
12 avril 2021 : Conférence "Monter le son ?" - La Pop, Paris (FR)
3 au 9 avril 2021 : MAGNA - Résidence, Théâtre La Maison du Peuple, Millau (FR)
16 janvier 2021 : KRASIS - Création - Biennale CHRONIQUES, GMEM, Marseille (FR)
10 au 15 janvier 2021 : KRASIS - Résidence, Biennale CHRONIQUES, GMEM, Marseille (FR)
▌2020◢
23 au 25 décembre 2020 : SOLO - Art Zoyd, Valenciennes (FR)
5 décembre 2020 : GEYSER - Festival Marathon, Gaîté Lyrique, Paris (FR) REPORTÉ
3 décembre 2020 : inLAND, come back in broad day - Festival Bruits Blancs, Théâtre La Vignette, Montpellier (FR) REPORTÉ
27 et 28 novembre 2020 : KRASIS, création Biennale Chroniques/GMEM, Marseille REPORTÉS
27 novembre 2020 : ICE DOMINO, lecture et musique - Médiathèque Émile Zola, Montpellier (FR) REPORTÉ
2 au 6 novembre 2020 : ICE DOMINO - Résidence, GMEA, Albi (FR)
22 au 31 octobre 2020 : KRASIS - Résidence, Biennale CHRONIQUES, GMEM, Marseille (FR)
10 octobre 2020 : OVERVIEW - Mix’art, Toulouse (FR)
4 au 10 octobre 2020 : OVERVIEW Résidence - Mix’art, Toulouse (FR)
24 septembre 2020 : Création NUMEN - Festival Musica avec l’INA-GRM, Strasbourg (FR)
23 septembre 2020 : inLAND, come back in broad day - Festival Visionnes Sonoras, Morelia (MX)
24 au 28 août 2020 : SOLO - Résidence, Art Zoyd, Valenciennes (FR)
19 juillet au 1er août 2020 : ICE DOMINO - Résidence, La Chartreuse, Villeneuve-lez-Avignon (FR)
22 juin au 3 juillet 2020 : KRASIS - Résidence, GMEM, Marseille (FR)
5 avril 2020 : GEYSER - Festival Pied Nu, Le Havre (FR) ANNULÉ
30 mars 2020 : Conférence "Monter le son ?" - La Pop, Paris (FR) REPORTÉE
27 mars 2020 : GEYSER - Festival Modulations, Espace des Arts, Chambéry (FR) ANNULÉ
7 mars 2020 : inLAND, come back in broad day - Immersions 2#, Scènes Croisées, Espace des Anges, Mende (FR)
7 mars 2020 : MAGIC WORLD - Immersions 2#, Scènes Croisées, Espace des Anges, Mende (FR)
7 mars 2020 : Installation VAISSEAUX - Immersions 2#, Scènes Croisées, Espace des Anges, Mende (FR)
4 février 2020 : DELTA CHARLIE DELTA - Le Moulin du Roc, Scène Nationale, Niort (FR)
▌2019◢
22 décembre 2019 : GEYSER - Rhizome, Washington DC (US)
19 décembre 2019 : GEYSER - Experimental Intermerdia, New York (US)
17 décembre 2019 : GEYSER - Memphis Concrete, Memphis (US)
13 décembre 2019 : Création inLAND, come back in broad day - Le 104, Biennale NEMO, Paris (FR)
7 au 9 décembre 2019 : inLAND, come back in broad day - Résidence, Théâtre de Bagnols les Bains (FR)
7 novembre 2019 : OVERVIEW - Albedo Creative Festival, Beyrouth (LBN) ANNULÉ
20 au 24 novembre 2019 : inLAND, come back in broad day - Résidence, Espace des Anges, Mende (FR)
28 octobre au 2 novembre 2019 : inLAND, come back in broad day - Résidence, Folie Numérique, Paris (FR)
22 au 25 octobre 2019 : inLAND, come back in broad day - Résidence, Espace des Anges, Mende (FR)
8 au 29 septembre 2019 : LES VILLES NOMADES - Résidence à l’Institut Français, Casablanca (MA)
31 août 2019 : OVERVIEW - Microcaussme, Chambalon (FR)
2 août 2019 : OVERVIEW + duo électronique avec Marc Siffert - Théâtre en Garrigue, Port-la-Nouvelle (FR)
6 au 12 juillet 2019 : Création PONTONNIERS avec Annabelle Playe et Alexis Forestier dans le cadre de "Vive le Sujet !" / SACD et 73ème édition du Festival d’Avignon / Jardin de la Vierge du Lycée St Joseph à 18h
juin 2019 : PONTONNIERS, résidence - La quincaillerie, Venarey-les-Laumes (FR)
Les 20 et 22 juin 2019 : Création LES CORPS CITADELLES, le peuple de Carca - Festival Mixité, Carcassonne (FR)
15 mai 2019 : OVERVIEW, Vidéobar / Festival Vidéoformes, Clermont-Ferrand (FR)
10 mai 2019 : GEYSER - Scènes Croisées de Lozère, Ventalon en Cévennes (FR)
23 au 27 avril 2019 : inLAND, come back in broad day - Résidence, Théâtre La Maison du Peuple, Millau (FR)
15 au 19 avril 2019 : inLAND, come back in broad day - Résidence, Château Éphémère, Carrières sous Poissy (FR)
19 au 22 mars 2019 : LES CORPS CITADELLES, le peuple de Carca - Résidence, Carcassonne (FR)
17 mars 2019 : OVERVIEW - Espace Gantner, Bourogne (FR)
16 mars 2019 : OVERVIEW - Festival Vidéoformes, Clermont-Ferrand (FR)
8 mars 2019 : OVERVIEW - Plateforme, Paris (FR)
7 mars 2019 : DELTA CHARLIE DELTA - Théâtre La Ruche, Arras (FR)
1er mars 2019 : OVERVIEW - Labo Flashback, Perpignan (FR)
21 février 2019 : DELTA CHARLIE DELTA - Le Périscope, Nîmes (FR)
19 février 2019 : DELTA CHARLIE DELTA - Scènes Croisées, Marvejols (FR)
12 février 2019 : DELTA CHARLIE DELTA - L’empreinte, Scène Nationale, Brive la Gaillarde (FR)
7 février 2019 : GEYSER - Interpenetration, Graz (AT)
3 février 2019 : GEYSER - Minus Jeden, Gdansk (PL)
31 janvier 2019 : OVERVIEW - CMMAS, Morelia (MX)
25 janvier 2019 : OVERVIEW - International Film Festival, Rotterdam (NL)
17 janvier 2019 : LES PHONOSPHÈRES - Scènes Croisées, Espace des Anges, Mende (FR)
17 janvier 2019 : GEYSER - Scènes Croisées, Espace des Anges, Mende (FR)
10 janvier 2019 : DELTA CHARLIE DELTA - Théâtre de la Tête Noire, Saran (FR)
▌2018◢
7 décembre 2018 : OVERVIEW - Festival Bruits Blancs, Bagnols-les-Bains (FR)
23 novembre 2018 : OVERVIEW - Festival Vision’R, Paris (FR)
14 novembre 2018 : GEYSER - Frameless, Munich (DE)
12 novembre 2018 : OVERVIEW - Festival TADAEX, Téhéran (IR)
15 septembre 2018 : OVERVIEW - WESA Festival, Seoul (KR)
8 septembre 2018 : VAISSEAUX - Festival Mixité, Carcassonne (FR)
3 août 2018 : OVERVIEW - Théâtre en Garrigue, Port-la-Nouvelle (FR)
3 août 2018 : VAISSEAUX - Théâtre en Garrigue, Port-la-Nouvelle (FR)
3 août 2018 : GEYSER - Théâtre en Garrigue, Port-la-Nouvelle (FR)
8 juillet 2018 : GEYSER - Wunderkammer - Bau Festival - Opfikon, Zurich (CH)
27 au 28 mars 2018 : COUAK ! : Théâtre La Colonne, Miramas (13) ANNULÉ
23 mars 2018 : GEYSER - Présences Électroniques/GRM/Radio France, Studio 104 - Paris (FR)
Du 1er au 3 février 2018 : SONGS - Anis Gras, le lieu de l’autre, Arcueil (94)
Création Les Corps Citadelles
Du 20 au 22 juin 2019
Tour du Tréseau - Carcassonne
Production : La Galerie Chorégraphique / Festival Mixité
Avec le soutien de la Région Occitanie
PERFORMANCE AUDIOVISUELLE
ANNABELLE PLAYE | ÉLECTRONIQUE LIVE
HUGO ARCIER | VISUELS EN IMAGES DE SYNTHÈSE 3D AUDIO RÉACTIVES
OVERVIEW est une performance audiovisuelle mêlant musique électronique et vidéo audio réactive 3D.
Annabelle Playe, seule en scène interprète la musique à partir d’un dispositif d’instruments électroniques. La musique oscille entre électronique, drone, noise et électroacoustique. Masses sonores, chaotiques ou pulsées, timbres enveloppants sont reliés à une surface 3D audio réactive, créée par Hugo Arcier. Celle-ci s’anime en fonction des paramètres musicaux. Certains sons déforment la surface, d’autres génèrent des couleurs qui se diffusent sur elle.
OVERVIEW : une odyssée, une énergie quasi nucléaire troublent notre perception de l’espace, questionnent notre posture au monde, électrisent le tissu qui relie essence, existence et univers.
Musique et images en synergie développent une force tantôt hypnotique, tantôt chaotique nous amenant à traverser un mur de sons, un éblouissement, pour enfin passer de l’autre côté.
L’overview effect (pouvant se traduire en français par l’effet de la vue d’ensemble) est un choc cognitif, une prise de conscience dont témoignent certains astronautes lors d’un vol spatial.
MATRICE
Label DAC Records
Sortie en mai 2012
Photo : Sébastien Monchal
Pour se procurer le CD : ICI
« Annabelle Playe a travaillé avec toutes sortes de compositeurs (...) elle fait des choses tout à fait étonnantes » (...) « ce disque remarquable » (...) « d’une artiste protéiforme puisqu’elle est à la fois chanteuse soprano, électroacousticienne et écrivain » (...) « Une musique vraiment impressionnante ».
FRANCE MUSIQUE - Electromania - 12 juin 2012
Christophe Bourseiller, David Jisse, Christian Zanesi
« L’atmosphère de la « Matrice » d’Annabelle Playe que je qualifierais sans hésiter de berlinoise, au sens que lui avait donné Gilles Aubry sur son intrigant « s6T8r » - telle une sombre menace post-industrielle à fleur de peau. » RIF RAF
CHRONIQUE VITAL WEEKLY - number 834
A new name from France, Annabelle Playe, a composer of electro-acoustic music, but who is also a soprano singer and a writer.
"Matrice" is her first album. Fourteen pieces in forty-eight minutes is not exactly what one expects from an electro-acoustic composer, as its perhaps more the length of a bunch of pop songs. She is not a traditional composer anyway. Playe’s work is more along the lines of noise with a much more intelligent perspective. She uses synthesizer sounds, electronics, laptop - well, I am not sure anyway, as no such things are mentioned on the cover - and has a rather harsh sound. I wouldn’t be too surprised to learn that she uses a lot of the current small synthesizers available (monotron and such like) to create a angular sound. Fourteen pieces, ranging from one to six minutes of loud music, with swift and abrupt changes here and there, which only in the last piece seems to be quietening down a bit. Its also one of the few pieces in which we hear some other sound sources, such as radio and perhaps contact microphones. Despite being a soprano singer, she doesn’t her voice that much in this work. Only on a few occasions, unless it has been transformed to such an extended that I can’t recognize it. Quite a tour de force this one, but its noise of the kind that I enjoy quite a lot. Its loud but thoughtful and composed.
Destination Moon by Ed Pinsent
French musician Annabelle Playe has contributed elements to some of Franck Vigroux’s recordings in the past, but here she is with her own solo album on his label composed and performed by herself, and simply called Matrice (DAC 2011), a suite of instrumental music in ten named parts. Very strong and robust electro-acoustic tones beam forth like lasers. We are advised the music is deliberately constructed to shade into noisier territories, and as such it fits perfectly into Vigroux’s paranoid and darkened world-view. Playe uses voice samples (her own perhaps, as she is also a singer) and field recordings to add intriguing details, but the bulk of the canvas is occupied by her confident impasto gestures of digital sound, ranging from the heavy layers of solidified drone to the scratchy etch-marks of hyper-busy distorted glitchery. We also find much to admire in her compactness, streaming out rich quantities of data in short tracks, some of which are only 60 or 90 seconds in duration, yet they limn the surface of an alien planet as efficiently as any scanning device built by NASA.
CHRONIQUE [BA 74 rbd]
Anders als Skandinavierinnen oder auch ihre Cousinen in Quebec scheinen Französinnen ein eher geziertes Verhältnis zur Kakophonie zu haben. Von ANNABELLE PLAYE kann man das allerdings nicht sagen. Bei "Matrice" (DAC 2011) kracht, furzt, tuckert, jault, sirrt, pocht und zwitschert es aus allen Ritzen ihrer Matrizen. Oder soll ich bei "Matrice" an Gebärmutter denken ? Playe ist gelernte Komponistin und Sopranistin, im Vokalduo Glossophonie(s) z. B. singt, ach was, performt sie in schicken Inszenierungen Berio, Cage, Aperghis etc, aber auch Renaissancemusik, und daneben macht sie eigene Musiken für Theater oder Videos. Hier spielt die Stimme aber kaum eine Rolle, ein paar gesprochene oder geflüsterte Worte nur und kurz mal Vokalisation, die sich schnell in ihre Bestandteile auflöst. Ansonsten dominiert Action Painting oder Pingpong mit Klang und Geräuschpartikeln. Gegenständliches ist selten - Glocken, Motorräder auf der Rennbahn, Frösche, Grillen, Insekten, schrille Möven, kaum erkannt, schon zerstäubt. Die Natur ist ebenso molekularisiert wie der Alltag, aufgelöst in Abstraktion, in Stress, in Alarm, Videospielgeballer, aber auch in sublime, träumerische Passagen. Was ist hier Gussform, was das Ge-formte, aus der Form Befreite ?
CHRONIQUE VITAL WEEKLY - number 834
Un nouveau nom français, Annabelle Playe, compositrice de musique électroacoustique, mais aussi soprano et écrivain. « Matrice » est son premier album. Quatorze pièces en quarante-huit minutes n’est pas exactement ce qu’on attend d’une compositrice électroacoustique, « Matrice » se rapprocherait davantage d’un bouquet de chansons pop. Mais, elle n’est pas une compositrice traditionnelle de toute façon. Le travail d’Annabelle Playe consiste à faire évoluer des lignes de bruit avec une perspective intelligente. Elle utilise des sons de synthétiseur, de l’électronique, ordinateur portable - je n’en suis pas sûr, très peu de choses sont mentionnées sur la couverture - et a un son un peu dur. Je ne serais pas trop surpris d’apprendre qu’elle utilise beaucoup de synthétiseurs actuels disponibles (monotron, etc) pour créer un son angulaire. Quatorze morceaux, allant de une à six minutes de musique forte, avec des changements rapides et brusques, çà et là, qui seulement dans la dernière pièce, semble se calmer un peu. Celle-ci est l’une des rares pièces où l’on entend certaines autres sources sonores, telles que la radio et peut-être des microphones. En dépit d’être une soprano, elle utilise peu sa voix dans cet album. Seulement à quelques reprises, à moins qu’elle n’ait été transformée en une telle étendue que je ne peux pas reconnaître. Un tour de force, mais le bruit de la nature que j’aime beaucoup. Son fort, mais réfléchi et composé. (FDW)
Destination Moon by Ed Pinsent
La musicienne française Annabelle Playe a participé à certains enregistrements de Franck Vigroux par le passé, mais la voici avec son propre album solo sur son label, composé et interprété par elle-même, et simplement intitulé Matrice (DAC 2011), une suite de musique instrumentale en dix parties. Des sons électro-acoustiques très forts et robustes rayonnent comme des lasers. Nous notons que la musique est délibérément construite pour créer des territoires bruyants, et qu’elle s’inscrit donc parfaitement dans la vision paranoïaque et obscurcie du monde de Vigroux. Playe utilise des échantillons de voix (les siens peut-être, puisqu’elle est aussi chanteuse) et des enregistrements pour ajouter des détails intrigants, mais la plus grande partie de la toile est occupée par ses gestes confiants d’empâtement du son numérique, allant des lourdes couches de bourdon solidifié aux marques d’attaque grattées de glitchs déformées hyper-travaillées. Nous trouvons également beaucoup à admirer dans sa compacité, qui diffuse en continu de riches quantités de données sur de courtes pistes, dont certaines ne durent que 60 ou 90 secondes, et qui pourtant liment la surface d’une planète étrangère aussi efficacement que n’importe quel dispositif construit par la NASA.
CHRONIQUE [BA 74 rbd]
Contrairement aux scandinaves ou à leurs cousines du Québec, les françaises ont une affectation pour la cacophonie. Ce qu’on ne peut pas dire pour Annabelle Playe, cependant. Dans Matrice (CAD 2011) des pannes, pétant, chugs, gémissements, bourdonnements, des pépiements comme autant de crevasses dans leurs matrices. Ou dois-je penser à « matrice » dans l’utérus ? Annabelle Playe est soprano, interprète Berio, Cage, Aperghis, etc, mais aussi de la musique de la Renaissance. Elle crée également sa propre musique pour le théâtre ou la vidéo. Ici, la voix joue un rôle mineur, quelques mots chuchotés parlés ou seulement brièvement vocalisés et parfois qui se dissout rapidement dans leurs composants. Sinon dominée par l’action painting ou le ping-pong avec le bruit et les particules de bruit. Représentation de rares cloches, motos sur la piste, les grenouilles, grillons, insectes, mouettes criardes, à peine reconnus, même atomisés. La nature est juste comme les risques de la molécule quotidienne dissoute dans l’abstraction, dans le stress, en alarme, jeux vidéos, mais aussi sublime avec des passages oniriques. Comment ici le moule de la forme s’émancipe et se libère...
ANNABELLE PLAYE | SOLO ÉLECTRONIQUE
Annabelle Playe, seule en scène, interprète la musique à partir d’instruments électroniques.
Le son est ici une expérience physique : densité, intensité, variations et saturation.
GEYSER, composé en trois parties, déploie une énergie aux contrastes forts autour de plans sonores tantôt dépouillés, tantôt massifs. Sons clairs, timbres purs basculent vers la distorsion évoquant le souterrain, l’éruption et la libération d’une tension.
Annabelle Playe creuse la notion de mouvement, de déplacement et de transformation à travers le voyage, l’odyssée et la quête intérieure. La modification d’un point de vue, la perception intérieure et les changements d’états sont au coeur de sa recherche. La perception de l’auditeur est ainsi déplacée vers des territoires âpres, contrastés jusqu’à laisser place au dépouillement.
GEYSER
Label DAC Records
Sortie le 1er février 2019
Pour se procurer et écouter en ligne l’album : ICI
Extrait Chronique de Russell Cuzner – The Quietus
Avec un joli goût pour le monochrome, l’arsenal sonore de Playe se transforme avec aisance et sans discontinuer de phases abstraites, dans lesquelles les éléments se combinent les uns aux autres - nous rappelant les robustes voyageurs sonores du GRM - à des passages puissants et saccadés, superposant avec force des couches sombres issues de l’électronique. Mais quelle que soit la densité de Geyser, ce n’est jamais confus : tous les sons sont rendus avec une sorte d’ultra précision que l’on peut retrouver dans les productions du Label Raster-Noton. Cela contribue à donner à la pièce une atmosphère de technologie explosive propre à la science-fiction dans laquelle l’intelligence artificielle est finalement en guerre avec l’humanité. La Face B semble confirmer cela avec une force martiale assez puissante pour détruire des villes.
Extrait Chronique de TJ Norris - Toneshift
Geyser a été créé par l’artiste sonore pluridisciplinaire, Annabelle Playe, qui en est à son troisième album - ce qui mérite d’être souligné. Il offre quelque chose de solitaire, à partir de fragments infinitésimaux en expansion lente vers les coins les plus éloignés de l’horizon. C’est un équilibre de sons doux et durs, de microsons robustes et déformés qui deviennent gazeux et presque imperceptibles, qui s’éveillent brusquement, s’élargissent, s’échappent de la surface. Divisé par face, il s’agit du Geyser A. Après cinq minutes, les choses se calment à la frêle séparation dimensionnelle du gong et du drone à nu. Le confinement, avec ses stries et ses cordes tordues, tourne follement après un répit.
Les troubles ressemblent à un sauvetage par hélicoptère dans la nature, on peut presque entendre des pneus cinglants sortir du plan. L’amplitude des aigus/basses est générée par ce type de distorsion. C’est effectivement le modulaire qui provoque des palpitations sous haute tension.
Playe développe cet incroyable tourbillon concave ou convexe, difficile à dire, peu importe, il s’agit de notions de dimension. Une atmosphère d’espace commence à prendre le dessus, une pression très forte. Et tout à coup, comme si plusieurs câbles de tension se cassaient, il se produit cette sensation de relâchement, et le bourdonnement s’amenuise. Mais une autre tension commence à grandir, sans jamais reprendre pied. Dans ses couches en decrescendo, les bips électroniques et les émissions se dégradent lentement, de même qu’un drone isolé et granuleux.
ANNABELLE PLAYE | CONCEPTION, MUSIQUE ÉLECTRONIQUE, VOIX, MONTAGE VIDÉO
MARC SIFFERT | MUSIQUE ÉLECTRONIQUE, REVOX, QUADRIPHONIE
GRÉGORY ROBIN | PRISES DE VUE, ÉTALONNAGE
MICHEL SIMONOT | REGARD COMPLICE
ROSE AUSLÄNDER | POÈMES
VAISSEAUX questionne ce qui se meut en nous et nous transporte au-delà, vers l’informel et l’invisible.
La musique, la diffusion quadriphonique et la vidéo sont les vecteurs d’un voyage tout à la fois intérieur, géographique et sidéral.
Les deux artistes sont présences en jeu jusqu’à ce que l’image s’épuise, la masse sonore se dépouille, nous ramenant au terme de ce voyage, hic et nunc.
VAISSEAUX est l’expression d’une quête, d’un cheminement : de notre géographie au cosmos, de la monade à l’univers, du non-manifesté à la conscience.
Le vaisseau c’est aussi le corps qui permet de traverser l’expérience et de vivre la sensation comme point d’appui à la transformation, la transmutation, nous menant peut-être à la Connaissance.
Les images de mer et de zones portuaires tissent notre odyssée vidéo. La mer est simultanément vaisseau et porteuse d’embarcations. Elle est apparemment sans limites symbolisant l’indistinction primordiale. Lieu de l’origine.
Une vague ouvre la voie.
Annabelle Playe : chant, composition, fender rhodes
Marc Siffert : basse, composition, électronique live
Michel Simonot : dramaturgie
Poèmes de Vesna PARUN, Rose AUSLÄNDER, Emily DICKINSON, Sylvia PLATH, Gertrud KOLMAR, Edith SÖDERGRAN, Adilia LOPES, Petya DUBAROVA, Elizabeth BROWNING, Sandrine CNUDDE...
SONGS éclate les genres musicaux : chanson, balade lyrique, rock/noise, musique électronique, pop, aria. Poèmes et voix ne font qu’un.
La voix, la musique ouvrent des mondes comme on perce des coffre-fort, comme on ouvre des boîtes à vivre, à mourir, à se révolter, à rêver.
De l’éraillement au mot, du souffle à la poésie.
Mots de louves, de poétesses aux écritures fortes et singulières comme celle de Rose Ausländer qui "compte les étoiles de ses mots".
Ces chants, ces voix sont nos révoltes, infimes, imperceptibles ou rugissantes et flamboyantes.
La poésie les étire au-delà de l’actualité, de notre petit ordinaire.
La musique tantôt dépouillée - voix, basse, fender rhodes - creuse la fragilité, tantôt pleine - électroacoustique - soulève et emporte ou encore arrache l’âpreté de quelques mots avec des sonorités électroniques et noises.
20 JANVIER 2011
LES EPROUVETTES - THEATRE DE LA MAUVAISE TETE
MARVEJOLS (48)
Lecture dirigée par Ludovic Longelin
Avec Annabelle Playe et Ludovic Longelin
Composition électroacoustique : Annabelle Playe
Une jeune femme floricultrice se heurte à un fléau inconnu qui met en péril ses cultures. Une malédiction ?
C’est dans la solitude de ses pas, l’écho de ses marches qu’elle va recomposer une mémoire déchirée.
C’est ainsi qu’elle découvrira la faille, le drame sous-jacent, ce pour quoi son aïeule a décidé, au terme de la guerre, de fleurir le monde.
Des pas dans la guerre racontent ce que nous portons d’une histoire jamais dite mais pourtant transmise. Une blessure comme un secret qui s’enracine dans la guerre et se propage de ventre à ventre, de femme à femme.
"C’est juste là. A éclairer avec des mots, le dire pour eux, pour elle qui n’a pas eu la voix, pour lui qui n’a pas eu le temps, pour moi qui souffre de leur douleur."
Une fois l’histoire mise à jour, la mémoire recousue, la déchirure s’efface-t-elle ?
Du chemin des fêlures au chemin des fleurs...
D’Annabelle Playe
Chez ALNA EDITEUR / Théâtre
Mater est avant tout une parole poétique, un texte porteur d’images et de perceptions infinies. Annabelle Playe a laissé couler ses mots, sans retenue, nourrissant son monologue des cris d’amour et de douleur d’une femme jugée pour infanticide et enfermée dans sa prison froide, emmurée tout entière dans son enfer organique.
Il s’agit d’un monologue.
"C’est aussi en tant qu’écrivaine, qu’elle aime faire résonner la substance du verbe et le timbre de l’âme sur la surface tendue d’une réalité hautement sensible.
Annabelle Playe, qui souhaitait modeler un rôle à la dimension de l’actrice, lui confectionne alors cet écrin. Le sujet s’est imposé à elle comme une évidence incontournable à la suite du visionnage d’un documentaire sur les geôles chinoises où était emprisonnée une femme accusée de l’acte odieux qu’est l’infanticide."
La Montagne, Clermont-Ferrand, Novembre 2013
PERFORMANCE AUDIOVISUELLE
ANNABELLE PLAYE - MARC SIFFERT - HUGO ARCIER
ANNABELLE PLAYE | CONCEPTION, COMPOSITION, ÉLECTRONIQUE
MARC SIFFERT | COMPOSITION, ÉLECTRONIQUE
HUGO ARCIER | VIDÉO EN IMAGES DE SYNTHÈSE 3D AUDIORÉACTIVES
ESTELLE BORDAÇARRE | TRAVAIL CORPOREL
HALORY GOERGER | REGARD
DOROTA KLESZCZ | COSTUMES
PERRINE CADO | CRÉATION LUMIÈRE
SAMUEL HERBRETEAU | RÉGIE GÉNÉRALE
inLAND est un jeu vidéo en 3D joué en direct. Hugo Arcier est le seul à connaître les passages et à changer de niveau. La performance est diffusée en direct sur Twitch.
inLAND est un projet hybride combinant des dispositifs électroniques, de l’art numérique et du ‘let’s play’ vidéoludique.
La performance s’appuie autant sur les outils de création de jeux que sur son abondante culture visuelle, créant un lien poreux entre les deux mondes. inLAND ouvre les portes d’un méta-univers, où les artistes explorent les notions de passage, de croisement et de métamorphose.
Passages, traversées et métamorphoses tissent l’odyssée d’inLAND | come back in broad day. Ces univers sont explorés en direct comme un jeu vidéo en 3D dans lequel nous déambulons.
Cette exploration se fait sur place ou à distance avec l’outil Discord Gamer.
Dans ces espaces multiples, la perception est perturbée entre réalité, matière et apparence. L’abstraction laisse place à des paysages, échos des mondes intérieurs qu’un narrateur semble déployer. Les visions s’effritent, l’image se révèle être une illusion. Nous faisons alors l’expérience de ce qui ne peut être dit ou représenté.
Les artistes sur scène sont présences en jeu : figures de l’errance, mi-humaines, corps machines ou passeurs comme Charon sur sa barque, hackers ou personnages de jeux vidéo.
Dans cet espace en mutation, distante ou proche, la voix égrène une narration insaisissable, témoin ou créatrice de la mystérieuse genèse en cours. Le spectateur convoquera ses propres perceptions à travers l’expérience sensible de cette performance immersive.
inLAND come back in broad day - Biennale NEMO - LE 104 from Anna on Vimeo.
inLAND | come back in broad day from AnA on Vimeo.
Photos
Quentin Chevrier - Biennale NEMO - Le 104 Paris (FR) - 2019
Siyao Li - Festival SONICA Glasgow (UK) - 2022
Leo Luna - MUTEK Mexico (MX) - 2023
THÉÂTRE MUSICAL ET MUSIQUE VOCALE CONTEMPORAINE
SPECTACLE JEUNE PUBLIC
À partir de 4 ans
Durée : 40 minutes
CÉCILE RIVES | SOPRANO, INTERPRÉTATION
ANNABELLE PLAYE | CONCEPTION, DIRECTION MUSICALE
SÉVERINE PAROUTY & ÉRIC MAURER | REGARDS COMPLICES
JULIEN BUCCI | IMAGES
HERVÉ CHAPELON | RÉGIE ET CRÉATION LUMIÈRE
ŒUVRES DE GEORGES APERGHIS, JOHN CAGE, JACQUES REBOTIER,
LUCIANO BERIO, CATHY BERBERIAN
Le monde était rond, et l’on pouvait en faire le tour à la ronde en rond,
écrivait Gertrud Stein dans The world was round.
Dans un monde tout rond, l’on peut faire des couacs et mieux encore le couak du couac ! Parcours et déambulations au fil desquels la voix et les mots peuvent ne pas tourner rond !
Ainsi, Luciano Berio, Georges Aperghis, John Cage, Jacques Rebotier, Cathy Berberian sont réunis dans ce spectacle de théâtre musical avec des oeuvres qui se jouent du langage. Mademoiselle Couak déambule de l’une à l’autre et s’amuse des possibilités expressives de la voix, dans une scénographie complice de son émerveillement.
« Entre clown et diva, actrice et soprano. COUAK ! Spectacle magique et original qui a ravi les enfants. » La voix du Nord
Le répertoire des musiques vocales des 60 dernières années exploré et revisité à partir d’une scénographie toute en rondeur.
LE MIROIR DES ONDES
Michel Blanc
Label Ayler Records
Sortie 2016
Michel Blanc (dm), Marc Ducret (g), Annabelle Playe (voix), Anne Gimenez (p), Antonin Rayon (orgue)
Label / Distribution : Ayler Records/Orkhestra
Pour se procurer et écouter en ligne l’album : ICI
ARCHIPEL
Label DAC Records
Sortie en 2010
Compilation électronique
Pour se procurer et écouter en ligne l’album : ICI
PERFORMANCE
Annabelle Playe : conception, texte, vidéo, création musicale et interprétation
Justine Simonot : regard
Estelle Bordaçarre : mise en mouvement
Anne-Laure Baudin, Peter Weir, Geniève Ott : scénographie
Néli Gueorguieva : costume
Samuel Herbreteau : régie
Je crée des mondes pour saisir le nôtre, les corps citadelles en sont les passeurs.
A. Playe
Cette création est née de ma rencontre, à Carcassonne, avec un groupe de jeunes migrants et deux femmes, Sana, d’origine libyenne et Aïcha, d’origine marocaine.
L’installation et la performance tissent une mosaïque dont les différents mediums, texte, son, images peuvent être reçus indépendamment les uns des autres. C’est le visiteur qui crée le lien, devenant acteur de ce diptyque.
La Citadelle de Carcassonne en est le personnage clé : l’enceinte qui contient, enferme ou protège. Elle est le labyrinthe dans lequel un jeune marche et tente de donner corps à son rêve. Nomadisme, migration et sédentarité s’y reflètent.
Le fantastique infiltre cette fresque éclatée convoquant le regard entre cécité et clairvoyance.
Ce diptyque appartient à un projet plus vaste, LES VILLES NOMADES. Je m’empare en solo ou avec d’autres artistes, des notions de nomadisme, de voyage et de migration. Il s’agit aussi de poser un regard sur la manière dont nous modelons nos géographies et comment à leur tour, le paysage ou la ville nous transforment.
Cette recherche se déploiera au fil de voyages et s’articulera autour de l’architecture, l’urbanisme, la vidéo, l’écriture, la musique, la sociologie et l’histoire, entre mémoire et témoignage. La prochaine étape est Casablanca, projet accueilli par l’Institut Français.
Annabelle Playe
Création 2019 dans le cadre de la 73ème édition du Festival d’Avignon - Vive le Sujet ! (SACD)
Annabelle Playe et Alexis Forestier : conception et interprétation
Alexandre Flory : régisseur son
Annabelle Playe et Alexis Forestier construisent et déconstruisent des territoires - sonores et visuels - à partir d’évocations de lieux ou de surgissements imaginaires. Ils convoquent le regard et la mémoire, l’expérience sensible d’arrière-mondes qui affleurent. Paysages à la lisière.
À travers l’engagement du corps, l’immersion sonore, l’empreinte des objets, le souffle des mots, les deux artistes bâtissent et traversent des ponts, d’une rive à l’autre, d’un monde à l’autre.
Annabelle Playe est compositrice et chanteuse. Sa musique oscille entre électroacoustique, drone et noise. Elle se produit avec un dispositif d’instruments électroniques en France et à l’étranger.
Alexis Forestier accumule des objets, il les agence ou les transforme, les organise en série ; ils prennent place dans son théâtre-machine musical qui scrute le réel et le restitue en fragments.
DELTA CHARLIE DELTA est nominé au Grand prix de littérature dramatique. Il est lauréat du prix « Collidram » 2017 (prix national pour la littérature dramatique des collégiens). Il est également sélectionné pour le Prix Godot des lycéens 2017 (Panta Théâtre, Caen), et sélectionné par les comités de lecture du TNS (2017), du collectif « À mots découverts » (2016), du Théâtre Poche/GVE de Genève (2016), du Théâtre Actuel et Public de Strasbourg (2018). En 2019, le texte reçoit le Prix Émergences, Prix des lycées professionnels – Académie d’Orléans - Tours.
DELTA CHARLIE DELTA est lauréat de la Commission nationale d’Aide à la création de textes dramatiques - Artcena. Annabelle Playe a reçu le fond SACD « Musique de Scène » pour la composition musicale du spectacle.
Justine Simonot : mise en scène
Pierre Longuenesse : collaboration artistique
Annabelle Playe : composition musicale et collaboration vocale
Jean-Gabriel Valot : création lumière
Sandrine Righieschi : conseillère costume
Xavier Kuentz, Zacharie Lorent, Annabelle Playe, Alexandre Prince, Clotilde Ramondou, Catherine Salvini : interprétation
Un soir d’octobre. Trois enfants courent parce que la police court derrière eux. Ils se réfugient dans un transformateur. Un policier voit, n’alerte pas. Deux enfants meurent. Un survit. 32 minutes de course poursuite insensée, où « tout le monde court parce que tout le monde court » ; 39 minutes et 43 secondes que les trois jeunes auront passées dans le transformateur de Clichy-sous-Bois ; cinq jours de procès dix ans après les faits.
Dans un tempo ciselé, DELTA CHARLIE DELTA joue, noue et dénoue ce temps ; il y convoque la parole, les mots, les voix, les silences. Delta Charlie Delta, c’est une histoire de voix, de corps, absents aux autres, convoqués par les mots. C’est aussi une histoire de médias, de transmission et re-transmission, de convocation, de temporalités, de mots, de silences. Delta Charlie Delta a été écrit à partir des tweets des journalistes assistant au procès de 2015 : 140 caractères pour rendre compte, des copies d’écran pour suivre le déroulé, entendre à travers 140 caractères les récits, les compte rendus, les enregistrements de dix ans auparavant.
Le Chroniqueur, comme un coryphée, nous donne à voir, entrapercevoir les ombres de ce qui reste, de ceux qui restent : il donne le rythme, il choisit qui prononcera les mots, et quels mots prononcer.
Il met en jeu les voix, leur musique, l’espace sonore de ces voix : espace autour, mais aussi espace dedans, le corps qui prononce. Les corps de deux enfants morts, des policiers, du survivant, à l’intérieur de la radio de la police, dans l’espace réduit du transformateur, au tribunal. Le Chroniqueur convoque la parole, à travers ces corps et ces voix, ou plutôt lui donne corps. Il est l’interface entre eux et nous, il met les mots, les provoque et les convoque. Il est le maître du temps, le maître des lieux et de ce qu’il nous donne à voir. Paroles lointaines, entendues, imaginées, transcrites et retranscrites, où poétique et politique se croisent et s’entrechoquent.
Un espace restreint, des mots comptés, dans l’urgence de la nécessité de rendre compte.
Justine Simonot
ESTELLE BORDAÇARRE
La démarche artistique d’Estelle Bordaçarre est une tentative de mise en jeu du je, d’un je qui serait l’autre. L’autre fou, l’autre moi, l’autre en soi. Elle tend le miroir pour en inverser l’image. Et pose la question de l’identité, singulière, et collective. Sa ligne esthétique s’inscrit dans le jeu du choeur et des corps en mouvement.
Mise en scène
2011-2014 : « Rien » solo inspiré du clown, mis en scène et joué par Estelle Bordaçarre
2011-2012 : « Si on avait pas la mer » d’après Home de D. Storey (trad. M. Duras) (1er volet du Projet-Home)
2010-2011 : « Genre(s) » création collective à la MPAA, Auditorium St Germain des Prés (Paris)
2007-2009 : « Grand’Peur et Misère du IIIème Reich », d’après Bertolt Brecht avec la
compagnie Émoi
Formation
2005 : Le clown et le bouffon par Alain Gautré
2000-2004 : Cie du Théâtre du Mouvement (Formation de formateur, Les laboratoires du Théâtre du Mouvement, La biomécanique de Meyerhold, La musicalité du mouvement, La théâtralité du mouvement, Etats de corps états de pensées
2000-2004 : Cie l’Essoreuse, danse Butô
JUSTINE SIMONOT
Metteur en scène
Formée de 1992 à 1997 par Véronique Nordey, Pierre Vial et Maria Zachenska, Justine Simonot débute sa carrière comme comédienne en travaillant des textes de différents auteurs tels que Valère Novarina, Heiner Müller, Michel Simonot, Philippe Malone, Sylvain Levey...
En 1996, elle met en scène une adaptation de Convoi, de Michel Deutsch, à Gare au Théâtre, en collaboration avec les musiciens Laurent Charles, Xavier Charles et Jean-François Piette.
En 2003, elle crée La Mémoire du Crabe de Michel Simonot au Centre d’Art et d’Essai de Mont-Saint-Aignan en collaboration avec Laurent La Torpille (artiste numérique) et Philippe MarcelIung (musicien et sonographe).
Elle est dramaturge, notamment auprès de Gérard Cherqui sur La Balade du Vieux Marin de Coleridge ou dans le cadre d’une formation AFDAS à Mains d’œuvres, de Maria Zachenska sur Les Trois soeurs de Tchekhov ou sur un stage AFDAS à Chaillot, puis de Michel Simonot sur L’Enclos, d’Armand Gatti, créé au CDN de Thionville, en 2000, et repris à Alfortville, Montreuil, Évreux, Barcelone, Lisbonne. Elle codirige un stage à l’École Royale Supérieure d’Art Dramatique de Madrid : « De la parole au corps », autour de la première traduction en espagnol de textes de Valère Novarina.
En 2018, elle met en scène "Delta Charlie Delta" , d’après le texte de Michel Simonot (Éditions Espace 34, 2016).
► Ministère de la Culture
Direction Générale de la Création Artistique
► Collectivités territoriales
DRAC Occitanie
Région Occitanie
Département de la Lozère
► Sociétés civiles
SPEDIDAM
SACEM
ADAMI
FCM
SACD
► Autres organismes
CNC - Centre National de la Cinématographie
Occitanie en Scène
Fonpeps
► Structures culturelles en France
Scènes Croisées de Lozère - Mende (48) // DGCA-SACEM (Annabelle Playe et Nadia Ratsimandresy) et plus !
Espace des Anges - Ville de Mende (48)
Théâtre O(l)tto Ladusch - Bagnols-les-Bains (48)
Opéra Orchestre National de Montpellier (34) // Annabelle Playe, compositrice associée
Festival Présences Électroniques, INA-GRM - Paris (75)
Biennale Némo - Paris (75)
Le 104 - Paris (75)
Le Cube, Centre de création numérique - Issy-les-Moulineaux (92)
Le Cube - Garges (95)
L’Hexagone - Meylan (38)
Maison de la Culture - Amiens (80)
Théâtre Monsigny - Boulogne-sur-Mer (62)
Théâtre en Garrigue - Port-la-Nouvelle (11)
Théâtre la Maison du Peuple - Millau (12)
Ciné-Théâtre - Port-Vendres (66)
Flashback - la Casa Musicale - Perpignan (66)
Anis Gras, le lieu de l’autre - Arcueil (94)
Stéréolux - Nantes (44)
Festival Mixité/La Galerie Chorégraphique - Carcassonne (11)
Vidéoformes - Clermont-Ferrand (63)
Labo Flashback - Perpignan (66)
Espace Gantner - Bourogne (90)
La Muse en Circuit - Alfortville (94)
Athénor, Centre National de Création Musicale - Saint-Nazaire (44)
GMEM, Centre National de Création Musicale - Marseille (13)
Césaré, Centre National de Création Musicale - Béthény (51)
Art Zoyd, Centre de Création Musicale -Valenciennes (59)
GMEA, Centre National de Création Musicale - Albi (11)
Abbaye de Royaumont (95)
Le Moulin du Roc, Scène National - Niort (79)
La Folie Numérique - Paris (75)
Gaieté Lyrique - Paris (75)
Le Générateur - Gentilly (94)
Théâtre de Vanves (92)
Biennale Chroniques - Marseille (13)
La Baignoire - Montpellier (34)
Théâtre de la Mauvaise Tête - Marvejols (48)
Festival D.A.M.E - Scène Nationale de Chambéry (73)
Festival DNA - Grenoble (38)
Festival Artifice Numérique - Le Hublot - Nice (06)
Festival d’Avignon, 73ème édition - Vive le Sujet ! (84)
Festival Vidéoformes - Clermont-Ferrand (63)
Festival Musica - Strasbourg (67)
Festival Musiques Démesurées - Clermont-Ferrand (63)
Festival Marathon - Paris (75)
Festival Bruisme - Poitiers (86)
Festival Pied Nu - Le Havre (76)
Festival Bruits Blancs - Arcueil (94)
Festival Modulations - Chambéry (73)
Festival Vision’R – Paris (75)
Festival Mix’arts - Toulouse (31)
Forum des Arts Sonores - Bastia (2B)
Festival Access - Pau (64)
Festival Vision’R - Paris (75)
La Quincaillerie - Veynarey-les-Laumes (21)
Plateforme - Paris (75)
Microcaussme - Chambalon (48)
Théâtre de Villeneuve les Maguelone (34)
Théâtre Massalia - Marseille (13)
Le Viala, lieu de l’Hiver Nu - Lanuéjols (48)
Château Éphémère -Carrières-sous-Poissy (78)
La Cour - Saint-Étienne (42)
► A l’étranger
Mutek - Mexico (MX)
Festival Internacional de la Imagen - Manizales (CO)
FIAV - Casablanca (MA)
LEV Matedaro - Madrid (ES)
Mixtur - Barcelone (ES)
Les Digitales - Berne (CH)
Festival Sonica - Glasgow (UK)
Mapping Festival - Genève (CH)
Experimental Intermerdia - New York (US)
Rhizome - Washington (US)
Memphis Concrete - Memphis (US
Issue Project Room - New-York (US)
Interpenetration - Graz (AT)
Minus Jeden - Gdansk (PL)
Frameless - Munich (DE)
Wunderkammer - Bau Festival - Opfikon - Zurich (CH)
Phonophon - Francfort (DE)
Audio Art Festival - Krakow (PL)
NOV’Tech’ Novembre Numérique - Centre Culturel - Lima (PE)
Extrapool - Nijmegen (NL)
Festival des Artes Escenicas - Caracas (VE)
Festival Geiger - Göteborg (SE)
Festival Electric Nights - Athènes (GR)
Festival Margenes - Madrid (ES)
Sonic Dreams Festival - Waterford (IE)
Festival Papay Gyro Nights - Hong Kong (HK)
CMMAS – Morelia (MX)
Festival International du Film – Rotterdam (NL)
Festival TADAEX – Téhéran (IR)
Festival WESA – Seoul (KR)
Simultan - Timisoara (RO)
Fotonica - Rome (IT)
Da dove sto chiamando Festival - Cagliari (IT)
Spektrum - Berlin (DE)
POÈME EN MUSIQUE IMMERSIVE D’APRÈS LE LIVRE DANS LA GUEULE DU CIEL
Sandrine Cnudde : texte et voix
Annabelle Playe : composition et interprétation musicale, voix
Philippe Foch : percussions et lithophone (pierres sonnantes)
Alexandre Flory : création et diffusion sonore
Céline Cartillier : regard complice
En cours : création lumières
ICE DOMINO revisite le livre de Sandrine Cnudde Dans la gueule du ciel sous la forme d’une performance sonore dans lequel récit poétique et musique font corps. Marcheuse silencieuse, Sandrine Cnudde nous guide au cœur de la beauté sauvage et dans la rudesse des paysages du Groenland. S’étant attachée aux hommes et aux lieux, elle nous entraîne dans le sillage de ses découvertes, au contact de la communauté inuite de Tasiilaq. Soutenus par la parole poétique de Sandrine Cnudde, la composition musicale d’Annabelle Playe, le jeu de Philippe Foch et le travail sonore d’Alexandre Flory, les spectateurs seront conviés à vivre une expérience à la mesure du Groenland oriental.
La musique sera interprétée en direct par Annabelle Playe et Philippe Foch aux côtés de l’auteure dont la voix mettra à jour les plus petits évènements du quotidien des Inuits jusqu’aux évocations les plus profondes ou les plus sombres.
Tous les quatre seront les présences isolées... petites personnes que l’on perçoit sur les clichés verticaux dans le livre de Sandrine Cnudde.
La composition musicale pour percussions et électroacoustique se fera l’écho du texte de Sandrine Cnudde.
Le public sera placé en cercle autour de l’espace de jeu ; l’écoute et l’expérience de la veillée seront ravivées. Musique et scénographie inviteront les spectateurs à traverser une autre temporalité, une autre géographie ouvrant le chemin à l’écriture par un traitement polyphonique des voix. La diffusion sur des haut-parleurs répartis autour du public renforcera l’immersion sonore et sensorielle.
L’image du domino reflète le hasard, le destin, mais aussi dans sa forme spatiale, ces fragiles assemblages prêts à basculer et à faire s’effondrer tout un édifice complexe à la moindre impulsion. C’est une métaphore des milieux arctiques en pleins bouleversements écologiques et humains.
CONFÉRENCE DÉCALÉE
Annabelle Playe : conception et interprétation
Jean Marron : technicien complice
« Pour détester la musique contemporaine, il faut la connaître. Ainsi on pourra la détester plus intelligemment. Ou bien, sait-on jamais, l’apprécier. » Leonard Bernstein
Annabelle Playe vous invite à prêter l’oreille à quelques impromptus, gloses à sons, hics et tics de machines câblées et (re)découvrir ainsi un panorama des musiques et lutheries électroniques du XXe siècle à nos jours.
Électroacoustique, électronique, musiques acousmatiques ou expérimentales, drone, noise, nouvelles technologies et machines diverses chemineront de nos pavillons à nos tympans durant cette soirée branchée sur haut-parleurs (ou très haut-parleurs).
Une soirée qui fait la part belle à l’écoute, au partage et d’une certaine manière à l’inouïe !
Soirée rencontre, ateliers et jeux : une conférence amuse-oreilles !
LES PHONOSPHÈRES OU LES GLOSES À SONS sont pensées comme une soirée sur le mode de la rencontre. Le public est convié à découvrir des œuvres peu diffusées et une artiste de la scène électronique.
La soirée s’articule autour de 3 moments constituant une soirée immersive :
– une conférence
– des improvisations de stagiaires ou élèves
– une performance audiovisuelle
LES PHONOSPHÈRES OU LES GLOSES À SONS ont été créées le 17 janvier 2019 à l’Espace des Anges de Mende (48) dans le cadre du dispositif DGCA-SACEM / Annabelle Playe, compositrice associée aux Scènes Croisées de Lozère (2018/2020).
ALEXANDRA RADULESCU
Artiste visuelle
Alexandra Rădulescu est une artiste visuelle et designer d’expériences interactives/immersives. Travaillant au croisement de l’art média avec la technologie et le design, elle souhaite consolider et étendre notre relation à la technologie à travers des interfaces tangibles et gestuelles, en faisant appel à l’imaginaire du public, à leurs émotions et leur créativité. Elle cherche à créer des univers clairs et épurés, mais aussi ludiques et porteurs d’identité, s’adressant au public, avec l’intention d’éveiller le plaisir de la mise en mouvement du corps.
Elle est diplômée en Création Industrielle de l’ENSCI - Les Ateliers (Master 2). Son projet de diplôme, FLUX - un instrument de musique électronique avec une gestuelle propre pour une approche instrumentale du jeu - a été distingué par un Red Dot Award 2017. Ses travaux ont été exposés, entre autres, au Red Dot Design Museum Singapore, Le Centre Pompidou à Paris (Exposition Galerie Party - Studio GGSV), La Galerie des Galeries - Galeries Lafayette (Exposition Demain, le Vaisseau Chimère - Studio GGSV), Le Cube, Futur en Seine, Designer’s Days Paris.
Elle est actuellement designer d’expériences interactives et immersives pour des entreprises, studios de design, ateliers d’artiste.
En parallèle, et avec ses activités en design, elle est artiste visuelle 3D temps-réel et membre de plusieurs duos pour des performances audiovisuelles live.
En 2019, elle crée des visuels pour deux pièces de théâtre : « Naïves Hirondelles » de Roland Dubillard (Compagnie Tangente) et « Nuage et Pantalon » (Gare au Théâtre, Vitry-sur-Seine). Son dispositif lui permet de suivre le jeu des acteurs en live et de mettre en place des comportements interactifs avec le son.
Elle dirige également un studio de création en réalité virtuelle à l’ENSCI - Les Ateliers.
HALORY GOERGER
Né en 1978, vit à Lille. Il inaugure en 2004 une pratique sauvage, ancrée dans l’expérimentation langagière et la recherche de nouvelles formes. Davantage influencé par la poésie sonore et la non-danse que par le oui-théâtre, il écrit et interprète de petites formes agglomérées dans une première pièce évolutive, Métrage variable (2004-2011), qui mélange microperformances et cinéma augmenté.
Son travail a été montré notamment :
au Festival d’Avignon (2013/2016), au Kunsten Festival Des Arts (Bruxelles, 2012/2015), aux 400 couverts, à la Biennale de la Danse de Lyon (2012/2014), au Jokelson, au FTA (Montréal, 2012/2014), au Phénix (Valenciennes), au Théâtre National de Chaillot, à Metalu, au Centquatre, au Centre Pompidou-Metz, à HAU (Berlin), au KAAT (Yokohama), au Vivat (Armentières), au TNT (Bordeaux), à Mousonturm (Frankfurt), à l’Arsenic (Lausanne), au Théâtre Nanterre-Les Amandiers, aux Wiener Festwochen (2013/2016), au Dublin International Theatre Festival, à PICA (Portland), On the boards (Seattle), Under The Radar (NYC), au Melbourne Festival, Helsinki Stage Festival, SIFA Singapore, Taipei NTCH…
SANDRINE CNUDDE
Poète et photographe, a longtemps exercé le métier de jardinière et de paysagiste, sur l’Aubrac pour le cuisinier Michel Bras et dans diverses agences avant de créer la sienne en 1999.
Depuis 2006, elle exprime sa nature nomade en voyageant seule et à pied en Écosse, aux Pays-Bas, en Norvège ou au Groenland en passant par la Corrèze, la Lozère et les Pyrénées. Les hautes latitudes et l’altitude l’attirent.
Chaque départ est motivé par un questionnement autour d’un rapport au lieu.
Au retour, elle travaille la mise en forme de ses collectes dans un esprit révélateur des espaces invisibles, des liens silencieux qui unissent les hommes à leurs territoires.
C’est avec ses « relations de voyage » qui mêlent écriture et photographie, qu’elle insiste sur l’importance de l’expérience vécue comme source d’inspiration artistique. Sa recherche préoccupée par l’interdépendance humain/paysage/animal, retrace la vision d’un monde en mouvement et ouvre sur le voyage intérieur. La rencontre avec les cultures de l’Arctique lors de son séjour au Groenland en 2016 a accentué l’onirisme de ses poèmes formant un tout indivisible avec ses photographies et l’oralité des textes.
Elle expose ses photographies et participe à de nombreuses lectures publiques, ajoutant une dimension sonore à son travail de témoin...
LIVRES EDITÉS
2020 - Instadrames, in ouvrage collectif édité par la SLC Société des Littératures Contemporaines en langue française au Danemark (titre de l’ouvrage à venir)
2018 - Dans la gueule du ciel, éditions Light Motiv
2017 - Patience des fauves – Réseau d’affûts en territoire poétique, édition Po&psy, collection « a parte ». Travail réalisé en résidence au Théâtre de la Mauvaise Tête de Marvejols, Lozère
2016 - Tasiilaq may be, éditions Faï fioc, collection « Les cahiers » + bonus vidéo
https://www.youtube.com/watch?v=aePANtZRfC4
2016 - Habiter l’aube, édition Tarabuste, collection « La route de cinq pieds »
2016 - Le mitan du lit, éditions du Petit Flou, collection « Dans la cour des filles »
2015 - Gravité/Gravedad, édition Lanskine, collection « L’Instantané »
2012 - Le vide et le reste, édition Tarabuste, collection « La route de cinq pieds »
PHOTOGRAPHIES PUBLIÉES
2017 - Ici maintenant, édition La voix du poème, collection « Feuille ». Poème de Danièle Faugeras
2014 - Bateau de papier, édition Po&psy, collection « Princeps ». Photographe pour l’ouvrage d’Olav H. Hauge
PHILIPPE FOCH
Il débute l’apprentissage de la batterie à l’AIMRA, à Lyon, dans les années 80, puis s’installe à Paris en 1985, étudie à l’IACP et Agostini, avant de s’initier aux tablas quelques années plus tard. Il effectue plusieurs voyages en Inde où séjourne son maître Pandit Shankar Ghosh, à Calcutta.
Pendant dix ans, il travaille, comme musicien et comédien avec la compagnie théâtrale L’Entreprise (François Cervantès) et compose plusieurs musiques de spectacle.
En 1994, il fonde « Les Amants de Juliette » avec Benoît Delbecq et Serge Adam et enregistre trois albums chez « Quoi De Neuf Docteur », on le connaît aussi pour avoir été le batteur du Akosh S. Unit et de Didier Malherbe. Récemment, on a pu l’entendre aux cotés de Omar Sosa, Rick Margitza, mais aussi Bevinda et Angélique Ionatos.
Son jeu fait entendre une riche palette sonore nourrie de multiples touches de couleurs grâce en partie à l’étude de la musique indienne.
Dans le cadre d’Athénor les Productions, il collabore aux créations de Philippe Le Goff, en compagnie de Dominique Chevaucher. Ensemble, ils ont créé en 2007, « Nanuq & Ganesh », spectacle ciné-musical (à partir de 6 ans) ainsi que la bande sonore de l’installation « Sila », dans laquelle ils proposent des performances musicales.
En 2006, il a créé le solo, « Fugit », à partir du taraang, ensemble de tablas traditionnel d’Inde, aujourd’hui très peu utilisé et revisité dans une forme qui associe au jeu traditionnel des sonorités contemporaines. Présenté à Athénor en mars 2008, pour un public à partir de 4 ans, « Fugit » peut être proposé en association à cette nouvelle création pour la toute petite enfance.
Outre sa collaboration avec François Cervantes et L’entreprise, il compose régulièrement pour le théâtre, la danse et le cirque. Parmi ses compositions les plus récentes : « Du goudron et des plumes » de Mathurin Bolze et « Them no go see » avec la chorégraphe Sophiatou Kossoko, « FilFil » de Jeanne Mordoj.
Parmi ses dernières créations :
BLIND d’Erwan Keravec (Décembre 2015 au Quartz à Brest)
GRIS pour lithophone et électronique de Kasper Toeplitz chorégraphie de Myriam Gourfink (Février 2016 à Beaubourg)
IMAINTSOO de JC Feldhandler pour 2 percussionnistes et 2 chanteuses (Mars 2017 Poitiers, Opéra de Reims)
Création du CNAC avec Mathurin Bolze à La Villette en 2018
PERFORMANCE AUDIOVISUELLE
ANNABELLE PLAYE | LIVE ÉLECTRONIQUE
ALEXANDRA RADULESCU | VISUELS INTERACTIFS LIVE
HUGO ARCIER | REGARD EXTÉRIEUR
Krasis, du grec ancien, action de mêler, mélange de deux ou plusieurs choses.
"Mélange total où des corps occupent la place l’un de l’autre, tout en préservant leur qualité et leur individualité." La vie des plantes d’Emanuele Coccia
Au-delà du quotidien, saccadé et fragmenté, en excitation et dans la confusion des sens, se révèle un mode de cohabitation, un tissage en réseau, un monde fait de corps reliés et d’objets hybrides. Organique et minéral, consciences, nature, technologies, machines, vies et décombres.
K R A S I S, une contemporanéité qui se manifeste par la jouissance de l’hybridation et des interconnexions. Un mélange qui n’efface pas les individualités, mais les révèle.
La krasis propose une vision du monde attentive à sa nature et à ses mouvements complexes, avec un potentiel de projection vers un futur acceptable, même souhaitable.
KRASIS from Alexandra Radulescu on Vimeo.
KRASIS - teaser from Alexandra Radulescu on Vimeo.
Photos : @Pierre Gondard Gmem, @LEV Festival delapuentefotoespacio (ES), @Mapping Festival (CH)
PHILIPPE FONTES
Vidéaste performer
Philippe Fontes vit et travaille à Saint-Étienne. Photographe de formation, ses premiers travaux sont fortement influencés par les préceptes de la photographie directe. Depuis la fin des années 90, son goût pour la musique expérimentale et l’improvisation le pousse à multiplier diverses collaborations avec des musiciens. Tout d’abord en mêlant ses réalisations photographiques en direct à des improvisations musicales, puis rapidement en introduisant la vidéo qui se révèlera être un médium approprié au concert. Son travail de performer s’exprime aux travers d’installations minimalistes qu’il manipule en direct face caméra.
En 2004, il fonde avec d’autres artistes le Collectif Plusmoins au sein duquel il poursuit actuellement son travail.
Il s’est produit avec le duo Mathias Forge, l’Ensemble Ars Nova, le danseur Sidi Graoui, le chanteur new-yorkais Ben Miller.
Il collabore actuellement avec des musiciens compositeurs tels que Franck Vigroux, Bruno Capelle, Mathias Forge, Jérôme Montagne, François David, Iris Lancery et Annabelle Playe. Il s’est récemment produit au Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne ou encore à l’Opéra Comique de Paris pour "Futurs Composés".
ÉLECTROACOUSTIQUE
ANNABELLE PLAYE | COMPOSITION
NUMEN est une pièce électroacoustique. Celle-ci invite le public à traverser l’expérience sensible du saisissement face à l’irruption du sacré.
Composée en trois parties, elle développe un univers immersif : drones, masses sonores, nuances contrastées à partir de sons issus de la lutherie électronique.
Commande du GRM pour l’édition 2020 du Festival MUSICA à Strasbourg. La pièce sera jouée sur l’acousmonium du GRM lors de la soirée SONIC TEMPLE vol.2, le jeudi 24 septembre 2020 à 21h00 à l’Église Saint-Paul.
Annabelle Playe : composition
Annabelle Playe : Pièce de musique mixte
Durée : 30 mn
Avec Mathieu Bleuse, piano, Nadia Besseron, voix et clarinette, Frédéric Pialeport, clarinette, Alain Desvoies, saxophones, Marie-France Vergely, saxophone baryton, Flavien, saxophone soprane, Adrian Martinez, batterie et percussions, Dominique, batterie et percussions, Éric Parra, vibraphone, percussions, Tristan, percussions, Yves Tanné, sons fixés, Annabelle Playe, électronique
"Magic World" est une pièce composée pour et avec les élèves et les professeurs de l’École Départementale de Musique de Lozère - EDML (Mende, 48), ainsi que les musiciens intervenants.
"Magic World" se compose en quatre grandes parties, respectivement dédiées aux percussions, cordes, bois et vents, piano et tutti. Elles s’articulent autour de textes parlés/chantés en lien avec l’électronique.
"Magic World", une symphonie de poche oscillant entre fantastique, merveilleux, et dystopie...
The Magical World is a strange world.
Light comes from my mouth and every word is a forest.
Wood is my breath.
A. Playe
NADIA RATSIMANDRESY
Musicienne - Compositrice et performeuse
Née à Paris, Nadia Ratsimandresy découvre à l’âge de 9 ans la musique et l’onde Martenot dans la classe de Françoise Pellié-Murail à Evry.
Issue d’un parcours clairement orienté Musicienne-Interprète (diplômée du CNSMDP en 2002), elle saura l’affûter suivant ses désirs et sa pensée électronique en y ajoutant la dimension scénique du spectacle vivant.
Aujourd’hui, compositrice et improvisatrice, elle incarne cette figure de l’artiste complète que l’on trouvait jusqu’au XIXe qui ni ne scinde, ni n’oppose les actes d’écriture et de jeu. Son travail se revendique d’une prise de parole singulière qui veut s’inscrire dans une diversité des musiques de création, dans un renouvellement des expressions et des langages.
Sa composition passe par le geste : celui instrumental motivé par un corps conscient traversé par l’émotion, celui issu construit et patiemment réfléchi par la question de l’intention. La connexion à un ressenti intérieur est primordiale et nourrit la source qui favorise l’émergence d’un geste juste et authentique en accord avec le monde qui l’accueille et l’entend naître.
Se dessinent alors un univers sonore, des textures et des envies de développement des sons autour d’un geste originel - en réponse à une nécessité d’expression, à une force qui doit être mue.
Chez Ratsimandresy, derrière sa pensée en lien avec la place du corps, l’émancipation est le moteur du récit - émancipation des corps sociaux, du répertoire dit classique, des textures et sons, des langages, des processus de collaboration.
Improvisatrice - elle a partagé la scène avec Cécile Thévenot, Raymond Boni, Okkyung Lee, Maria Chavez, Paul Pignon ou Annabelle Playe - elle nourrit également son travail de composition grâce à son intériorité favorisant l’interaction entre l’émotionnel et les pratiques de l’instant et de construction architecturale musicale immédiate. Improviser est aussi composer.
Nadia Ratsimandresy est co-directrice de la compagnie lozérienne AnA Compagnie avec l’artiste Annabelle Playe depuis septembre 2021. Elle est compositrice associée pour 2022/2023 et 2023/2024 aux Scènes Croisées de Lozère, dans le cadre du dispositif DGCA/Sacem.
INSTALLATION
ANNABELLE PLAYE, musique et montages vidéo - GREGORY ROBIN, captations vidéo
L’installation propose un parcours à travers une dizaine de films, tantôt contemplatifs, proches du tableau en mouvement, tantôt dynamiques. La création sonore renforce ce parti pris à partir de créations électroacoustiques et musiques minimalistes.
La durée de la boucle est d’une heure trente.
PROJET TRANSDISCIPLINAIRE ET ITINÉRANT
ESCALE 1 À CARCASSONNE : LES CORPS CITADELLES, LE PEUPLE DE CARCA
ESCALE 2 À CASABLANCA : CASA-RÊVE
Annabelle Playe : musique, écriture, montage vidéo, performance
Gregory Robin : réalisateur
Immersion
Villes portuaires, insulaires ou continentales,
villes de montagnes, aux portes du désert,
villes occidentales, méditerranéennes, africaines, mégapoles...
Immersion
Villes, géographies, climats. Villes et cultures contrastées.
Immersion et architectures forgées par la grande histoire et la petite histoire des gens qui leur donnent vie.
Être - déplacée -
Ici, d’ailleurs
Ici, c’est la rencontre et le voyage qui se trouvent au cœur du processus de création. Je quitte donc mon studio et me dépare de la solitude pour élaborer des matériaux à partir des échanges avec les habitants, les voyageurs qui comme moi traversent la ville.
Le projet n’est donc pas figé, il se transforme au fil des résidences, comme un territoire urbain peut se construire, se déconstruire, s’étendre, se contracter ou se désertifier.
Chaque performance est le témoignage d’une étape de recherche qui peut ne jamais prendre fin.
ESCALE 1 À CARCASSONNE : LES CORPS CITADELLES, LE PEUPLE DE CARCA
Le premier projet issu de rencontres avec des migrants mineurs et les habitants d’un quartier de Carcassonne se nomme « Les corps citadelles, le peuple de Carca. » Il a été créé en juin 2019 à Carcassonne grâce à la Galerie Chorégraphique. »
ESCALE 2 À CASABLANCA : CASA-RÊVE
Résidence à Casablanca en septembre en 2019 à Institut Français avec Gregory Robin
La seconde escale donne lieu à la création vidéo.
SOLO ONDES MARTENOT
Nadia Ratsimandresy
Dans une société en plein bouleversement où la confrontation et la manifestation irriguent ce changement de paradigme forcé qui voudrait nous conduire vers une restriction de la culture et de ses expressions dans la diversité, Ratsimandresy affirme chaque fois un peu plus sa volonté de faire de l’onde Martenot, au-delà de l’outil de production, un outil au service d’une pensée critique qui va jouer avec les limites instrumentales pour, non pas le restreindre, mais réinventer le langage. Cette pièce sera l’occasion de fouiller la relation entre l’onde et une petite boîte à rythme, le volca drum - 2 instruments de la grande famille des synthétiseurs issus de deux époques bien différentes (les années 30 du XXe siècle et les années 10 du XXIe siècle) pour créer un espace où la confrontation et la manifestation conduisent à une proposition d’un monde ouvert, créatif et surprenant.
MARC SIFFERT | SOLO ÉLECTRONIQUE
La terreur d’une société c’est le déluge.
DÉLUGE questionne sur notre capacité à appréhender à la fois notre présent, sa réalité, sa terminaison et un après.
La déroute d’un présent, l’annonce d’un changement, ont plusieurs fois été imaginées dans de nombreux textes.
Non-seulement la Genèse, l’Avesta, Lone Man, Popol Vuh, l’épopée de Gilgamesh, les mythologies de l’Inde, de la Chaldée, de la Perse, de la Grèce, les annales de la Chine, les poèmes de l’Edda, les traditions des populations d’origine celtique, font mention d’un déluge, mais on a rencontré chez la plupart des tribus du Nouveau-Monde et chez presque tous les insulaires de la Polynésie, le souvenir d’un cataclysme qui aurait anéanti le genre humain.
A partir d’une figure comme celle du déluge, tirée de notre héritage culturel et à travers un vocabulaire résolument électronique, fournisseur d’objets sonores malléables, il s’agira d’interroger aussi et à nouveau la question du temps.
Déluge envisage le son comme un matériau plastique, au développement en volume, en densité et non pas d’une manière linéaire, rectiligne.
Un matériau sonore complexe qui est chargé de rendre perceptible des forces d’une autre nature.
Entre électronique et noise, la pièce explorera plusieurs pistes.
Un éden, ce que Proust appelait "un peu de temps à l’état pur".
C’est l’idée de temps "flottant", non pulsé, non métrique, un temps fait de durées hétérogènes, dont les rapports reposent sur une population moléculaire : un travail sur un cadre infini.
Un essai sonore proche de l’éther en temps que substance remplissant l’espace.
Puis les ouragans, séismes et tsunamis se multiplient : brisure de symétrie, certaines propriétés de la matière ne semblent pas respecter les équations décrivant le mouvement des particules.
L’immanquable, l’inéluctable passage vers la séquence finale est envisagé comme un accroissement, une densification, le remplissage d’un espace par l’accumulation d’objets sonores vers l’effondrement.
Il s’agira là d’une approche moins contrôlée, qui s’auto alimente comme un feedback, une expérience véritable et "noise" : organique d’abord puisque notre corps le ressent, sensations proche de la douleur, mais aussi une expérience de philosophie puisqu’on expérimente un paradoxe, celui de l’écoute : une écoute qui repousse l’écoute, une expérience dans laquelle l’oreille est tendue vers un son jusqu’à un possible abandon, un épuisement libérateur.
Viendra ensuite l’idée d’un "après", d’un possible commencement.
L’arche se pose sur une montagne, le naufragé sur une île déserte.
Penser une humanité re-commençante pour finalement travailler un espace vierge à reconstruire, à réinventer.
ALEXIS FORESTIER
Après des études d’architecture Alexis Forestier participe en 1985 à la création d’un ensemble musical proche de la scène alternative, les endimanchés, groupe de percussions qui s’inspire à la fois de la musique industrielle bruitiste et de la chanson populaire. Après diverses expériences, il se passionne pour les mouvements d’avant-garde et la relation qu’ils entretiennent aux écritures scéniques et créer en 1993 la compagnie les endimanchés.
Le premier spectacle, Cabaret Voltaire, est inspiré de l’émergence et des recherches du mouvement Dada à Zürich. Ce premier travail oriente les recherches esthétiques de la compagnie qui reposeront sur la confrontation de composantes scéniques plurielles, sur des principes de superposition ou de simultanéité. Toutefois les travaux suivants se concentrent sur les écritures théâtrales retenues à la lisière d’œuvres poétiques comme celle de Henri Michaux dont il monte Chaînes (1994), puis Le Drame des constructeurs (1997), ou René Char dont il monte Claire
(1995), puis Les Transparents et La fête des arbres et du chasseur (1997).
Alexis Forestier poursuit un travail sur les écritures poétiques et les formes fragmentaires, sur la question de leur transposition théâtrale et musicale.
Suivront les spectacles Une histoire vibrante, d’après les « Récits et fragments narratifs » de Franz Kafka, puis Fragments complets Woyzeck de Georg Büchner, où les univers sonores, construits sur le mode de la ritournelle, les mélodies répétitives et les motifs musicaux constituent un support à l’écoute du texte, conditionnent la scansion ou la ciselure de la parole.
Pour Faust ou la fête électrique de Gertrude Stein, il compose une musique destinée à être chantée par six comédiens-chanteurs et un soliste contre-ténor.
Les spectacles Sunday clothes (2005) et Inferno party (2006), puis Purgatory party (2008) occupent une place particulière (charnière) dans le cheminement de la compagnie. Ils s’appuient d’une part sur la mémoire musicale de celle-ci, et interrogent en l’intégrant la présence de musiciens sur le plateau. Cette recherche voit un immédiat prolongement dans le spectacle Elisaviéta Bam de Daniil Harms où les comédiens produisent eux-mêmes la matière sonore sur laquelle prend appui le texte. En 2008, Alexis Forestier rencontre André Robillard avec qui il monte le projet Tuer la misère. 2010 voit la création du projet Divine party, résultat de cinq
années de travail, jalonnées par de nombreuses étapes intermédiaires.
Alexis Forestier développe aujourd’hui un travail théâtral qui intègre souvent la présence de musiciens sur scène, les projets s’apparentent à du Théâtre concert où des registres musicaux très différents se côtoient, s’entrechoquent et se répondent. Les compositions s’appuient toujours sur la présence originelle de textes et empruntent leur inspiration à la musique populaire (complainte, ritournelles, musiques traditionnelles d’Europe centrale et musique électrique rock ou post-industrielle...).
https://lesendimanches.fr/
MUSIQUE - DANSE - LUMIÈRE - VIDÉO
ANNABELLE PLAYE | CONCEPTION, COMPOSITION, LIVE ÉLECTRONIQUE, VOIX
CASSANDRE MUNOZ | ARTISTE CHORÉGRAPHIQUE
NADIA RATSIMANDRESY | COMPOSITION, ONDE MARTENOT
RIMA BEN-BRAHIM | CRÉATION LUMIÈRE
CLARA BOULISVALENCE | RÉGIE LUMIÈRE
FABIEN MINEZ | RÉGIE SON ET VIDÉO
ALEXANDRA RADULESCU | VIDÉO
MARGOT DUSÉ | COSTUMES
MARCELA SANTANDER CORVALÀN | COLLABORATION CHORÉGRAPHIQUE
FRANCK VIGROUX | REGARD
MARJOLAINE CASTEIGT | DOCUMENTATION SONORE, VILLE DE DÉTROIT
QUENTIN CHEVRIER | CRÉDIT PHOTO
Magna, en latin signifie : grande · magnifique · bruyante · forte · large · retentissante · sonore · abondante · intense · importante · grosse · de taille élevée · importante · que l’on attribue à des personnages illustres · qui surpasse · qui occupe beaucoup d’espace
Le mot magna porte en soi une forme de superlatif. Une grandeur exceptionnelle, au-delà de l’ordinaire.
M Δ G N Δ est un projet musical dans lequel danse, lumière et vidéo sont intégrées au processus de composition. Celle-ci trouble les limites d’un espace dont on ne sait s’il est intérieur, mental ou projectif.
M Δ G N Δ s’articule autour du phénomène de l’électricité et plus largement du magnétisme : circulation des fluides, énergies et passages vers des mondes phénoménaux, souvent invisibles ou extraordinairement manifestés.
Orages, atmosphères terrestres ou décharges cosmiques : comment sommes-nous traversés par ces phénomènes et comment nous permettent-ils de transcender notre finitude, d’accéder à des dimensions que nous explorons peu.
Pièce triptyque : 3 récits, 3 espaces, 3 temporalités. De l’électricité au corps à la mise en abîme des musiques électroniques, 3 créatrices au plateau manient ondes et fréquences entre foudroiement, électrocution et transe.
Puissantes, ces sorcières-soeurs électrisent les codes du concert, déployant de nouveaux espaces d’écoute.
Chamanisme, guérisseusses, rêves, transes...
Polarisation. Aimantation.
ANNABELLE PLAYE | COMPOSITION, SOLO ÉLECTRONIQUE
GRÉGORY ROBIN | CAPTATIONS VIDÉOS
ISSUE PROJECT ROOM | New-York | Mercredi 21 avril 2021
Commande musicale d’ISSUE PROJECT ROOM - FACE FOUNDATION
AD ASTRA : une force nous vient de l’univers. Brute. Inéluctable.
Peut-être nous amènera-t’elle à considérer le vivant avec douceur ?
1. Sideral : 0’00
2. Venus : 4’29
3. Tilt : 10’26
4. Virgo : 15’17
5. Aries : 17’39
6. Gold : 21’06
7. Pluto : 25’29
8. Uranus : 28’54
9. Silver : 30’07
Ad Astra teaser from Anna on Vimeo.
Merci à Alexandra Radulescu, Tzse-Man Chan, Gregory Robin, Yves Tanné.
ISSUE PROJECT ROOM : With Women’s Work commande à des artistes de créer de nouvelles œuvres inspirées par des partitions figurant dans Womens Work, un magazine édité et auto-publié par Alison Knowles et Annea Lockwood à New-York.
[1]
With Womens Work : Annabelle Playe - Ad Astra
Wed 21 Apr, 2021, 8pm
Wednesday, April 21st, at 8pm EST, ISSUE is pleased to stream Ad Astra, a new work by French multidisciplinary artist Annabelle Playe. The piece is part of the With Womens Work series, commissioning artists to interpret and respond to scores included in Womens Work, a magazine first edited and self-published in 1975 by Alison Knowles and Annea Lockwood.
Notes from Annabelle Playe on Ad Astra :
Ad Astra is a Latin phrase meaning "towards the stars.” A force comes to us from the universe. Brute. Inevitable. Perhaps it will lead us to consider living with more gentleness ? I’m going to compose with modules, reverbs, a compressor, a MFB Synth II, and a polyphonic synthesizer. Ad Astra will consist of a series of pieces. The duration of each piece will be variable. Long or very short. This creation will take the format of an electroacoustic piece but it can also be played live from the instruments mentioned above. Each piece will be, in a general way, minimalist, born from the musical gesture. According to astrologers, the planets influence us in an invisible way. I want to express this magnetism through this music. I don’t know yet if I will choose among the planets of the solar system or if I will try to express the energies of the 12 planets, or even 13, since the discovery of Eris in the 2000s. The attacks, beginnings, and ends of these will be in the center of my attention. In the idea, I want to precisely delineate the pieces as an autonomous force that can act brutally. The instrumental gesture will be closely linked to the texture of the sound and it is from this that the piece will be formed, like the glassblower working on a breath. It is therefore the conduction of a sound that will be central to this compositional approach. The succession of the pieces will constitute the systemic elements of a whole that surpasses us but acts in an invisible, more or less direct way. In Ad Astra, music becomes the medium of our solar system, a tiny part of the universe. I would like this creation to remind us of this scale of greatness.
1. Sideral : 0’00
2. Venus : 4’29
3. Tilt : 10’26
4. Virgo : 15’17
5. Aries : 17’39
6. Gold : 21’06
7. Pluto : 25’29
8. Uranus : 28’54
9. Silver : 30’07
Thanks to Alexandra Radulescu, Tzse-Man Chan, Gregory Robin, Yves Tanné.
The piece responds to the "ZODIACAL MEDITATION" score by Julie Winter included in Womens Work Volume #1, 1975.
Photo : Image courtesy Annabelle Playe
ISSUE Project Room’s With Womens Work Series is supported, in part, by public funds from the New York City Department of Cultural Affairs in partnership with the City Council, and a grant from The Howard Gilman Foundation for 2021 online artist commissions. ISSUE gratefully acknowledges additional 2021 Winter/Spring Season support from TD Charitable Foundation and Metabolic Studio (a direct charitable activity of the Annenberg Foundation).
CONTE MUSICAL ÉLECTRIQUE POUR DANSEUSE, ONDE MARTENOT, PIANO
PRÉPARÉ & ELECTRONIQUE
NADIA RATSIMANDRESY & CÉCILE THÉVENOT | CONCEPTION & DIRECTION ARTISTIQUE
AVEC
YUMI OSANAI | CHORÉGRAPHIE & DANSE
NADIA RATSIMANDRESY | ONDE & LIVE
CÉCILE THÉVENOT | PIANO PRÉPARÉ, MINILOG & LIVE
BAPTISTE CHATEL | SPATIALISATION
RIMA BEN BRAHIM | CONCEPTION LUMIÈRE
ANNABELLE PLAYE | COLLABORATION ARTISTIQUE
QUENTIN CHEVRIER | PHOTOS
La petite fille sourit, puis, battant des paupières, De son pantalon sortit un revolver.
Librement inspirée du Petit Chaperon Rouge, cette proposition raconte sans conter une lutte émancipatrice via les corps et les sons mis en espace.
Trois corps de femme sur scène : deux corps musicaux et un corps dansé. TROIS PERFORMEUSES. Les gestes visibles, chorégraphiés ou musicaux, ainsi que l’invisible composition sonore dialoguent, se superposent ou se percutent, revisitant Le Petit Chaperon Rouge. En filigrane, le conte soutient la danse et la musique.
CORNEMUSE - ÉLECTRONIQUE - LUMIÈRE
ANNABELLE PLAYE (FR) | COMPOSITION, ÉLECTRONIQUE, CHANT
HARRY GORSKI-BROWN (UK) | COMPOSITION, CORNEMUSE, LIVE ÉLECTRONIQUE
RIMA BEN-BRAHIM (FR) | CRÉATION LUMIÈRE
FABIEN MINEZ (FR) | RÉGIE SON
MARC SIFFERT (FR) | REGARD COMPLICE
░ "Gong ! gang gun ! Sound freezes the sun ! Punky pork and elephants cry in a pink bag."
Elephant & Sheep ◢
ELEPHANT, YOU SHAKE YOUR SHEEP est un objet inclassable, terrain de jeu mêlant cornemuse et instruments électroniques avec une création lumière originale de Rima Ben Brahim. Entre transhumance expérimentale et safari sonore, l’artiste-compositrice Annabelle Playe et le jeune musicien écossais, Harry Górski-Brown, chahutent les codes stylistiques. Au fil de leurs aventures bruyamment facétieuses affleurent des imaginaires drôlatiques et biscornus empreints d’étrangeté et de mirage au cœur d’une immersion sonore et visuelle éléphantesque et chimérique.
À travers cette collaboration, les artistes cherchent à combiner leurs pratiques pour créer une composition puissante qui explore l’énergie sous diverses formes et esthétiques, sublimée par leur connexion magnétique sur scène.
Playe et Górski-Brown partagent le désir de produire des performances exploratoires qui engagent le public avec une intensité unique. Cet intérêt commun pour la démesure et l’humour constituent la base de leur collaboration artistique.
L’éclairage innovant de Rima Ben Brahim sublime ce « safari sonore » plongeant le public dans une expérience qui redéfinit les attentes traditionnelles. L’emblématique masque d’éléphant d’Harry Górski-Brown ajoute une touche mémorable, tandis que le timing impeccable du duo et sa partition précise rendent la performance à la fois captivante et surprenante.
Photos : @Neil Jarvie @Siyao Li @Quentin Chevrier
DUO TECHNO EXPÉ
NADIA RATSIMANDRESY | ONDE MARTENOT
ANNABELLE PLAYE | LIVE ÉLECTRONIQUE
Jouer et danser, saturer l’onde à la quête du kick ! Danse électro, trance live : vivre autrement l’expérience musicale avec le public. U B I C propose de choyer l’expérience du collectif délivré des désirs consuméristes, pour un plaisir collectif simultané à travers la danse et le son.
U B I C se veut être l’expérience d’une techno DIY pour sentir différemment l’impact du sonore, accéder à cette dimension qui défie la norme et nous connecte à l’endroit d’un plaisir presque subversif !
Avec leurs instruments électroniques, les deux musiciennes s’approprient les codes de la techno. Les deux musiciennes, issues des musiques contemporaines, improvisées, expérimentales et électroniques ont eu le désir de créer U B I C, lors de leur collaboration autour de la pièce musi-chorégraphique M Δ G N Δ.
M Δ G N Δ s’empare de l’électricité dans les langages musicaux du vingtième et vingt et unième siècles et des codes du concert, de la transe et donc de la techno.
Ratsimandresy et Playe ont alors décidé de créer U B I C pou prolonger l’expérience de la performance en after party. Peu à peu, U B I C s’émancipe de MAGNA et transforme les scènes en dance-floor !
C’est ainsi qu’avec des instruments a priori non dédiés à la techno et depuis leurs vécus soniques et musicaux, elles déplacent joyeusement leurs pratiques vers l’expérience d’un set dansant !
Pas de mix, la musique est jouée live !
Durée : de 1h à ...
SOLO
NADIA RATSIMANDRESY | CONCEPTION, COMPOSITION, ONDE & ÉLECTRONIQUE
In diax, we lock est un solo, une prise de parole singulière. Comme celle de la lutherie électronique venue nourrir de nouveaux récits que seule cette dernière a permis de faire exister.
Une déclaration d’indépendance face à un répertoire classique et une émancipation du son que l’onde Martenot, aïeul de la lutherie électronique (1928), revendique.
Les marqueurs que cet instrument a posés au XXe continuent à lire le monde du XXIe dans l’exploration sonore et la couleur de des musiques expérimentales et électroniques.
In diax, we lock rend donc hommage à cet instrument pionnier du XXe qui influence et nourrit les récits de Nadia Ratsimandresy.
Composé de 4 pièces qui im/exposent la radicalité d’un geste - dans son exécution, dans le choix des timbres et dans l’intention émotionnelle - ce solo engage l’auditeur·rice dans des suspensions de l’instant où chaque pièce ouvre un monde, où l’aptitude à se laisser surprendre par les textures et mélodies travaillées par Ratsimandresy est gage de voyage.
Programme
Indian Step (2016/2021) 7’01
Urban Yawk (2016/2020) 8’
Lou Zen (2023) 6’
Pinte de Café (2020) 18’30
SOLO ÉLECTRONIQUE
NADIA RATSIMANDRESY | COMPOSITION, ÉLECTRO, PERFORMANCE, ONDE MARTENOT
Words don’t fully describe 2023. Les mots ne suffisent pas.
Là où le verbe (al) semble porter la certitude d’un message, le son convoque le sentiment, l’émotion, la sensation. Les mots ne suffisent pas. La musique bouleverse et touche différemment. Les mots ne suffisent pas.
Ils n’ont jamais suffi. En cette période de bouleversement, nos désirs, nos rêves, nos envies de projection sont heurtés. Il faut le raconter. Mais les mots ne suffisent pas. Words don’t fully describe est ce geste qui raconte un bout de vie, une histoire personnelle, un cheminement dans la tempête. Cette traversée intime revendique une singularité dans la prise de parole est une prière d’espoir. Croire et rêver.
Crédit photo : Quentin Chevrier
FORME AUDIOVISUELLE
"Avec “Ars Natura”, Annabelle Playe nous immerge dans un palpitant univers dystopique. Compositrice en résidence à l’Opéra de Montpellier pour la saison 2024-2025, Annabelle Playe, très connectée à l’électronique et aux arts numériques, y déploie “Ars Natura”. Mêlant musique live, images 3D, jeux de lumière et fumée, cette nouvelle création questionne notre rapport au vivant avec autant d’originalité que d’acuité. Rencontre avec cette artiste aventureuse." Jérôme Provençal. Les Inrockuptibles
ANNABELLE PLAYE | DIRECTION ARTISTIQUE, COMPOSITION, LIVE ÉLECTRONIQUE
HUGO ARCIER | CONCEPTION, VIDÉO EN IMAGES DE SYNTHÈSE 3D AUDIORÉACTIVES
RIMA BEN BRAHIM | CRÉATION LUMIÈRE
MARION ROBILLARD | COSTUME
FABIEN MINEZ | RÉGIE SON & SPATIALISATION
MARC SIFFERT | REGARD/ÉCOUTE & CRÉATEUR SONORE
FRANCK VIGROUX | REGARD COMPLICE
LUDIVINE PANGAUD | DIFFUSION/PRODUCTION
ARS NATURA - légende du futur ou archéologie sonore d’un monde oublié.
Dans ARS NATURA, les représentations de nature et d’architecture brutaliste semblent déplier un monde factice. S’agit-il d’un avant ou d’un après anthropocène, d’une simulation ou de notre planète ?
ARS NATURA est empreint d’absence humaine et animale, seule la performeuse initie par le son, l’éveil ou la disparition de cet univers. Survivante ou initiatrice d’un autre monde, humaine, androïde ou cyborg s’interrogeant sur ses origines ? Un personnage-regard, une interface, une solitude certaine. D’un monde oublié, elle fait naître une aube, un crépuscule, une promesse.
ARS NATURA s’empare de notre lien au vivant à travers la contemplation : une science-fiction nous amenant à vivre une immersion totale dans une nature puissante, sauvage voire inquiétante.
Lors de la création à l’Opéra de Montpellier, ARS NATURA a été précédée d’une conférence-récit (bruitée) menée par Jonathan Larcher, cinéaste et anthropologue, afin de partager un champ de questionnements autour de notre rapport au vivant à l’heure de l’anthropocène et de l’expansion de la technosphère.
Crédit photos : Hugo Arcier / Quentin Chevrier
ANNABELLE PLAYE | SOLO ÉLECTRONIQUE
Corridor, de l’italien corridore "passage étroit entre un local et un autre"
ou "couroir", lieu où l’on court, derivé de correre "courir".
CORRIDOR explore un territoire sonore liminal : nappes denses et drones vibratoires se mêlent à textures granuleuses et éclats bruitistes qui fissurent la continuité. Pulsations sourdes et ruptures abruptes sculptent le temps, alternant immersion hypnotique et brusques montées de tension. L’écriture privilégie la matière — fréquences, saturations, silences — pour offrir une expérience tactile. À la croisée de l’électronique expérimentale, du drone et du noise, la musique invite à la confrontation, à la décélération ou au contraire à la submersion. Un espace sonore qui nous transforme.
Le corridor est un espace “entre”, une suspension du temps, un temps que l’on ne comptabilise pas. Il y a l’activité, la densité de la vie et il y a ces étranges traversées hors-temps. Ce passage entre deux lieux, deux états, deux modes de vie, cette traversée vers l’inattendu nous transforment de manière invisible et insoupçonnée. Intime ou humanitaire, le corridor oscille entre introspection et renaissance.
"J’entrai dans le corridor... bientôt j’oublierai pourquoi j’y étais venue."
Couloir, passage délimité dans lequel les repères vacillent. Que vivons-nous dans le corridor ? Que se passe-t-il quand nous cheminons d’un point à un autre ? Qu’advient-il de nos certitudes et croyances ? Ce solo embrasse différents genres musicaux : ambient, expérimental, électronique et noise. Composé et interprété à partir d’un set électronique : modulaires, synthétiseur, sampler et effets.
@ Alex Schröder / @ Katie Graham / @ Hervé Bailly
Concerto pour onde Martenot, violoncelle et orchestre à cordes de Seung-Won OH
AnA Compagnie poursuit un travail de répertoire pour ces instruments analogiques nés au XXe qui sont à l’origine de ces sons et textures électroniques qui nous passionnent et vivifient nos créations. Ce concerto UMBRA commandé par Musicus Society avec le soutien de la Ernst von Siemens Musikstiftung sera créé à la Salle Gaveau à Paris le samedi 16 novembre 2024. Il sera redonné pour sa première asiatique le 23 novembre 2024 à Hong-Kong.
avec Trey Lee, violoncelliste et l’orchestre de chambre Musicus Soloists Hong Kong
https://www.sallegaveau.com/spectacles/musicus-soloists-hong-kong
PERFORMANCE AUDIOVISUELLE
ANNABELLE PLAYE & SONIA KILLMANN
ANNABELLE PLAYE | COMPOSITION, ÉLECTRONIQUE LIVE
SONIA KILLMANN | VISUELS LIVE
AD ASTRA : une force nous vient de l’univers. Brute. Inéluctable. Peut-être nous amènera-t’elle à considérer le vivant avec douceur ?
Certains des morceaux [d’Annabelle Playe] ne durent que 60 ou 90 secondes, mais ils dessinent la surface d’une planète extraterrestre aussi efficacement que n’importe quel appareil de balayage construit par la NASA.
The Sound Projector (UK)
Les planètes entrent en collision et les étoiles éclatent dans Ad Astra II (« vers les étoiles ») d’Annabelle Playe, une série de performances musicales semi-improvisées inspirées par de vastes événements cosmiques. Déconcertante et électrisante, surprenante et captivante, Ad Astra II comprend à la fois de brefs chocs sonores et des mouvements méditatifs plus longs évoquant la majesté des planètes, accompagnés des visuels de Sonia Killmann (Glasgow) flamboyants et constellés.
AD ASTRA II conserve tout au long de sa création une dimension humaine, nous rappelant notre place dans un univers en constante évolution.
Soutenu par l’Institut Français d’Écosse et l’Alliance Française Glasgow
Some of [Playe’s tracks] are only 60 or 90 seconds in duration, yet they limn the surface of an alien planet as efficiently as any scanning device built by NASA.
The Sound Projector (UK)
Planets collide and stars erupt in Annabelle Playe’s Ad Astra II (‘to the stars’), a semi-improvised series of musical performances inspired by vast cosmic events. Unnerving and electrifying, startling and enthralling, Ad Astra II includes both brief shocks of sound and longer, meditative movements evoking the majesty of the planets, while accompanying visuals by Sonia Killmann (Glasgow) flflare and constellate. Throughout, Ad Astra II retains a human element, reminding ourselves of our place in a constantly changing universe.
Pictures : @Neil Jarvie / @Sonia Killmann
H-K-PRAXIS
Raphaël Maze / Annabelle Playe / Grégory Robin / 2016
Film en distribution Light Cone
Captés dans le flux, le rythme, les marcheurs deviennent des ombres ; réveil, replonger dans la nuit électrique, le sommeil. Superpositions, courses des trames ; Plus de distances possibles, dans ce parcours ; mégapole.
Raphaël Maze / Théophane Bertuit / 2018
Images : Grégory Robin.
Remix d’images, H-K revisité.
Remix/Images/H-K revisited.
Film en distribution / Light Cone
H-K-PRAXIS / Raphaël Maze / Annabelle Playe / Gregory Robin
Avec “Ars Natura”, Annabelle Playe nous immerge dans un palpitant univers dystopique, rencontre par Jérôme Provençal - 2025
Compositrice en résidence à l’Opéra de Montpellier pour la saison 2024-2025, Annabelle Playe, très connectée à l’électronique et aux arts numériques, y déploie “Ars Natura”. Mêlant musique live, images 3D, jeux de lumière et fumée, cette nouvelle création questionne notre rapport au vivant avec autant d’originalité que d’acuité. Rencontre avec cette artiste aventureuse.
Retrouver l’intégralité de l’article ici : Les Inrockuptibles - Ars Natura
"Ars Natura" à l’Opéra de Montpellier : un spectacle aux airs de science-fiction qui questionne notre rapport à la nature. Par Vincent Moyet - 2025
« Quelles conséquences implique l’impact de la présence humaine sur notre planète et sur la représentation que nous avons de la nature ? ». Voilà une des questions que soulève Ars Natura, spectacle immersif et engagé présenté par Annabelle Playe à l’Opéra de Montpellier le 30 janvier prochain. Entourée de son synthé et de son sampleur, la compositrice de musique électroacoustique propose une expérience visuelle et sonore à base de bruitages, composition musicale live, jeux de lumière et vidéo en images de synthèse 3D.
Le spectacle débutera dès 19 h par une conférence-récit (bruitée) de Jonathan Larcher, cinéaste et anthropologue qui partagera, lui aussi, son questionnement autour de notre rapport au vivant.
Consulter l’intégralité de l’article ici : RADIO NOVA - ARS NATURA
FORME AUDIOVISUELLE
ESTELLE SPOHR | CONCEPTION, COMPOSITION, ÉLECTRONIQUE
HUGO ARCIER | VIDÉO EN IMAGES DE SYNTHÈSE 3D AUDIORÉACTIVES
SIGNAL//0110 sera une performance audiovisuelle, musicale et scénique qui explore les esthétiques du glitch, en tant que langage critique du numérique et matière poétique d’altération. Cette création audiovisuelle témoignera d’une réflexion sur la perte de lisibilité du numérique, d’une tension entre contrôle et dérive.
Le projet sonde notre rapport au numérique, non dans sa puissance, mais dans sa faille — là où se loge notre propre vulnérabilité. Car dans un monde où le système fait foi, sa moindre défaillance nous laisse soudain désarmés, réduits au silence par l’outil qui ne répond plus. Le glitch dépasse le statut d’erreur numérique, il devient alors un langage à part entière, chargé d’une force poétique et politique : entendu non seulement comme erreur technique ou dysfonctionnement numérique, mais aussi comme langage sensible, signe de rupture, révélant la fragilité du signal.
SIGNAL//0110 trouve un ancrage conceptuel dans "L’Éloge du bug" de Marcello Vitali-Rosati, qui pense le bug non comme un dysfonctionnement à corriger mais comme phénomène ontologique et politique. Le bug ne vient pas de l’extérieur du système : il est une manifestation interne, une production du système lui-même, une bifurcation qui ouvre des possibles.
"Le bug ne révèle pas une imperfection d’un système parfait : il est une trace de son fonctionnement. Il est un moment de vérité."
Marcello Vitali-Rosati, L’Éloge du bug
Le dispositif de cette performance appuiera cette vision : en rendant visible l’erreur, elle révèle la réalité du système numérique. Le glitch traverse le son, la matière, la lumière et le corps, devenant ainsi un acte de résistance, une esthétique du trouble, un langage subjectif dans un monde de normes algorithmiques. C’est à la fois une faille technique et une faille politique, une ouverture vers une pensée critique du numérique qui remet en question l’illusion de la fluidité, de la transparence et de la neutralité technologique.
Pour ce projet, la collaboration avec Hugo Arcier, artiste numérique, visuel et 3D, inscrit la pièce dans une pensée plastique du bug. Les formes 3D animées qu’il génère à partir du signal sonore prennent forme sur les écrans, créant ainsi un glitch visuel.
Crédit photo : Hele Sa Hiwagang Hapis (A Lullaby ti the Sorrowful Mystery), Lav Diaz, 2016
INSTALLATION-PERFORMANCE
NADIA RATSIMANDRESY & RANGALANGA TSILAITRY MBOANGY | CONCEPTION & DIRECTION ARTISTIQUE
AVEC
NADIA RATSIMANDRESY & RANGALANGA TSILAITRY MBOANGY
RANGALANGA TSILAITRY MBOANGY & NADIA RATSIMANDRESY | MUSIQUE
SIMON HATAB | DRAMATURGIE
PRISCA RATOVONASY | ACCOMPAGNEMENT MISE EN SCÈNE SUR LA QUESTION DES IDENTITÉS DIASPORIQUES
ABIGAIL FOWLER & CLARA BOULIS-VALENCE | LUMIÈRES
NICOLAS PIERRE | RÉGIE GÉNÉRALE
REMI GEORGES | DESIGN SONORE DE L’INSTALLATION-PERFORMANCE
DIDIER MANUEL | COLLABORATION À LA PERFORMANCE
FLORIAN ROSINSKI | COLLABORATION À LA MÉDIATION D’INSTALLATION
ARTHUR GRANDJEAN | ASSISTANT À LA SCÉNOGRAPHIE
CLEMENT NETZER |CONSTRUCTION
APRÈS LA MÉMOIRE - LE TOMBEAU DES PÈRES est un projet d’installation performance explorant l’influence de l’histoire coloniale malgache sur les imaginaires individuels et collectifs contemporains. Elle se veut une traduction sensible de ce que l’on appelle l’expérience de double conscience que l’on rencontre souvent chez les personnes issues de la diaspora, et qui se caractérise par le sentiment d’être partagé entre des mondes différents, séparés dans le temps et l’espace, et pourtant simultanés.
Cette expérience de la double conscience offre une clé pour repenser la communauté. Elle montre que l’on peut être porteur de plusieurs histoires sans que celles-ci s’annulent mutuellement. Au contraire, cette multiplicité enrichit l’identité collective en révélant les échanges, les fractures et les influences qui ont façonné une nation. Repenser le roman national à partir de cette pluralité pourrait permettre de faire communauté non pas sur l’effacement des différences, mais sur leur reconnaissance, en faisant de la diversité des lieux et des temporalités un moteur de solidarité.
Dans cette perspective, notre projet se veut une représentation de ces dynamiques à travers la musique, la scénographie et des écritures narratives, conçue comme une superposition de mémoires qui sont autant de strates intimes, artistiques et historiques.
APRÈS LA MÉMOIRE - LE TOMBEAU DES PÈRES est lauréat de l’appel à projets Art-Science 2025 (Fondation Royaumont - L’Hexagone, Meylan - Athénor, CNCM Saint-Nazaire). Ce projet de création porté par Nadia Ratsimandresy (AnA Compagnie) et Rangalanga Tsilaitry Mboangy (La Permanence Poétique)
PERFORMANCE AUDIOVISUELLE
ANNABELLE PLAYE - MARC SIFFERT- HUGO ARCIER
ANNABELLE PLAYE | COMPOSITION, LIVE ÉLECTRONIQUE, VOIX
MARC SIFFERT | COMPOSITION, LIVE ÉLECTRONIQUE
HUGO ARCIER | VIDÉO EN IMAGES DE SYNTHÈSE 3D AUDIORÉACTIVES
Unexpected
adjective : not expected or regarded as likely to happen.
Random
adjective : made, done, or happening without method or conscious decision.
noun : an unknown, unspecified or odd person.
BUG
informal : a harmful microorganism, typically a bacterium
North American : a small insect.
UNexpected, dans la continuité d’inLAND hybridera lutherie électronique, voix, images de synthèses 3D audio réactives et jeux vidéos.
Cette création se veut joyeusement subversive se jouant du bug et valorisant la faille à l’endroit de la réappropriation de la technologie à des fins de jeu et du queer. UNexpected basculerait en une inattendue techno-party.
En tentant de redonner une fonction dynamique de jeu et d’expérimentation à la technologie, nous pousserons leurs limites pour créer des zones de bugs, d’erreurs et d’errance, de pertes et de dérives. Devenir sujets, voire provocateur.ice.s de nouveaux récits produisant de l’inattendu joyeux, irrévérencieux ou impertinent en se jouant des bugs et du message d’erreur.
Détourner, tordre la règle et provoquer d’autres cheminements, accès et entrées vers un renouveau, du jeu et du lien. Défier, déjouer et “se jouer de” dans des espaces délibérément choisis comme des zones libres et territoires d’invention et de sérendipité. Là se révèle le commun, joyeux et espiègle, parfois facétieux, souvent subversif. Un contrepoint à l’impératif fonctionnel de la technologie.
L’art du BUG, ou son éloge, pour refuser le flou qui nous est imposé, et introduire un flou créateur et libérateur !
UNexpected ou la découverte du bizarre, du queer, des freaks, de l’étrange, ou simplement de l’autre. Dans un monde de standardisation dominé par l’industrie, l’obsession de l’uniformisation pousse à l’intégration, sociale d’abord, politique et artistique.
Retrouver le jeu, l’expérimentation, l’incertitude dans l’utilisation de nos machines comme si c’était une première fois. Abandonner les fichiers d’aide, ces cannes de boiteux, et glorifier la quête et l’échec.
Le trio ARCIER/PLAYE/SIFFERT s’est formé en 2019 pour la création A/V inLAND. Ils ont alors ouvert leur champ d’expérience audiovisuelle avec ce projet hybride mêlant lutherie électronique, art numérique et jeu vidéo.
inLAND est une performance qui puise autant dans les outils de création de jeux vidéos que dans sa culture visuelle foisonnante, créant une porosité entre les deux mondes. inLAND ouvre les portes d’un meta-univers, où les artistes explorent les notions de passages, de traversées et de métamorphoses.
Avec UNexpected, le trio se reforme et s’empare de la notion d’inattendu, en posant d’autres modalités d’accueil de l’accident, de ce qui est soudain et nous échappe. Nous questionnerons la façon de nous émanciper de notre rapport technosolutionniste aux machines.
EXPÉRIENCE SONIQUE
ESTELLE SPOHR | COMPOSITION, ÉLECTRONIQUE LIVE
ANNABELLE PLAYE | COMPOSITION, ÉLECTRONIQUE LIVE
Ce projet est né d’un signal.
Un séisme régulier, toutes les 92 secondes, pendant neuf jours, une pulsation mystérieuse et inhabituelle détectée en septembre 2023 au Groenland.
Ce phénomène, nous a saisi comme un appel de la Terre, l’indice sensible d’un bouleversement en cours.
Nous avons voulu répondre à cet appel par le son. Le son comme matière vivante entre le monde naturel et nous. Cette pièce explore l’hypothèse que la Terre nous parle : elle peut elle aussi produire un rythme, presque une pulsation, que nous avons désappris à écouter.
Notre volonté est de tisser un récit sensoriel à partir des données enregistrées par les sismologues.
Il s’agira de faire entendre la parole scientifique dans toute sa force et sa légitimité. Des extraits d’études, de rapports, d’analyses, transmis par des géologues, climatologues ou chercheurs en écologie, viendront ponctuer la composition.
La parole sera parfois brouillée, filtrée comme in-entendable voire altérée, questionnant notre capacité à recevoir les données scientifiques, qui au fil des décennies, mutent en alertes. À travers ce geste, nous voulons souligner l’importance de relier le sensible à l’intelligible, pour faire de l’écoute non pas une fuite, mais une prise de conscience.
Entre science-fiction, documentaire musical et arpentage électroacoustique, notre duo tisse une dramaturgie sonore faite de séismes enregistrés, d’archives d’évènements sous-marins, de paroles scientifiques, de textures électroniques, de fréquences.
À travers cette création, nous posons cette question simple et essentielle : que se passe-t-il lorsque l’on prend le temps d’écouter la Terre ?
En cours...
AESTHESIS | SOLO ÉLECTRONIQUE
Aesthesis, lauréate de Ganta 9 #
"Dans le cadre de cette résidence, je souhaite créer un nouveau live où j’explore le son comme une matière instable, traversée de tensions et de métamorphoses. Je chercherai à travailler des masses sonores variées, pouvant autant être bruitées et distordues que plus pures et harmoniques, basées sur de la synthèse FM et de la synthèse granulaire. L’objectif de cette résidence est de travailler de manière fine sur une forme contrastée faisant apparaître divers états d’intensité pour générer une réelle tension en opposant les différentes typologies sonores.
Je travaille avec deux Octatracks et un Hydrasynth ; les Octratracks me permettent de séquencer et organiser mes performances, tandis que l’Hydrasynth est mon instrument principal pour générer des matériaux complexes. J’utilise également divers plugins pour modifier les sons enregistrés avec des processus complexes de synthèse granulaire. Ce projet de résidence permettra d’approfondir mon travail sur les strates sonores (autant leur détail que leur articulation) pour expérimenter de nouvelles sonorités et idées formelles, et de manière générale développer ma pratique vers des expressions sonores plus radicales.
Les performances live seront l’occasion de présenter et partager ce travail."
Aesthesis
La Marfà de Gérone collabore avec l’association Flashback 66 de Perpignan sur un projet de développement de résidences artistiques et de création musicale dans l’espace transfrontalier. Ils mettent leurs réseaux et leurs ressources en commun pour faciliter la circulation de nouvelles œuvres et d’artistes émergents sur les territoires d’Occitanie et de Catalogne. L’objectif est de faire circuler des artistes et des œuvres originales issues du répertoire des musiques d’aujourd’hui par le biais d’un appel à candidature ouvert aux compositeurs-trices de part et d’autre de la frontière.
Visuel @ Flavie Herbreteau
AESTHESIS (Estelle Spohr)
La musique d’Aesthesis, artiste associée au sein d’AnA Compagnie mêle sons post-industriels, matières électroniques et expérimentations électroacoustiques. Son travail se base notamment sur l’altération de sources sonores analogiques, utilisées pour mener à un état de flux turbulent au croisement de séquences complexes et de bruits blancs. Son premier EP “Spellbound” est sorti sur Unse Records au printemps. Elle est résidente sur Lyl radio où elle présente l’émission "Intimate cosmologies".
Avant de se consacrer à son propre projet artistique, Estelle Spohr s’investit dans le monde de la création sous diverses formes. En 2019, elle prend la direction artistique d’une salle de concert, puis rejoint la Sacem, où elle œuvre au sein du pôle international et du pôle musique
contemporaine en tant que chargée de projets. Elle poursuivra cette mission à l’Adami, puis au CNC, au sein de la direction du numérique, où elle approfondira sa compréhension des enjeux liés aux technologies numériques.





















































































































































































